Le Tchad donne un ultimatum à l’armée française, délai de rigueur

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Le Premier ministre Allah Maye Halina / © primature du Tchad

Le Tchad a donné jusqu’au 31 janvier 2025 aux forces armées françaises pour quitter son sol. Cette décision, prise suite à la rupture des accords de coopération militaire entre les deux pays, fait suite à des tensions accrues entre N’Djamena et Paris. Un délai non modifiable, non négociable, selon le Premier ministre tchadien.

Le Premier ministre Allah Maye Halina a déclaré que la date butoir pour le retrait définitif des forces françaises du territoire tchadien est fixée au 31 janvier 2025. « Ce délai est non négociable et doit être respecté sans condition », a-t-il menacé.

« La rigueur dans l’application de cet agenda est essentielle, on ne tolérera aucune tergiversation concernant cet engagement », a indiqué le chef du gouvernement. 

La base militaire de Faya-Largeau, située au nord du pays, a été officiellement transférée en décembre. Celle d’Abéché, dans l’est, est prévue pour le 11 janvier, tandis que la base d’Adji Kossey, à N’Djamena, doit être rétrocédée à la fin du mois.  Le mardi 7 janvier 2025, un avion Airbus A330 MRTT a déjà transporté 70 militaires et huit tonnes de matériel vers la France. Le gouvernement tchadien a mis en place un comité chargé de superviser ce retrait et d’assurer une transition en douceur. La décision de mettre fin à la coopération militaire avec la France s’inscrit dans un contexte de réaffirmation de la souveraineté du Tchad et de sa volonté de diversifier ses partenariats.

Le Premier ministre a qualifié la récente sortie du Président Macron d’insulte grossière à l’intelligence des africains et de déni ridicule de l’histoire.

Il a rappelé que c’est de Fort Lamy (actuelle N’Djaména) que la première colonne militaire héroïque est partie pour libérer la France du joug nazi en 1939. « l’histoire ne peut être réécrite ou déformée sans que sa dialectique fondamentale ne demeure inchangée », a-t-il précisé.


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