Un journaliste burkinabè sur un plateau télé en Côte d’Ivoire au centre d’une polémique

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Le journaliste Adama Guébré sur le plateau de la télévision Life TV / © Capture d’écran de l’émission « Le grand Talk »

Adama Guébré, journaliste burkinabè – en l’espace de quelques heures – est devenu « populaire » sur le moteur de recherche de Facebook. Sa sortie sur la chaîne de télévision privée ivoirienne Life TV dans l’émission « Le grand Talk » le place au centre d’une vive polémique. Opinant sur la sortie de l’AES de la Cedeao, le journaliste affirme que les populations sont divisées précisant qu’un Ivoirien ne peut pas « avoir fière allure se tenir et marcher dans les rues de Ouagadougou jusqu’à un certain niveau ». Les réseaux sociaux s’enflamment immédiatement. Les propos du journaliste ont très vite été condamnés par des Ivoiriens vivant au Burkina Faso, des internautes, des musiciens et autres personnalités publiques. 

« Le peuple c’est le plus perdant dans ce conflit. Ils sont pris entre deux entités. Une vielle entité qui existe et une nouvelle entité qui est en train de se former », affirme le journaliste s’interrogeant sur les fondements et la base juridique de la nouvelle alliance.

« Mieux, quand on dit que les peuples n’ont pas de problème. Un Ivoirien n’a pas de problème un Burkinabè. Cette assertion elle n’est pas vraie », a-t-il insisté et d’indiquer : « les peuples peuvent ne pas avoir de problèmes entre eux mais quand ils voient leurs dirigeants à qui ils ont confiance, qui développent leurs pays se faire insulter matin, midi et soir, pour moi il y a un problème. A un certain moment donné les dirigeants peuvent se parler entre eux ».

« Je vous prends un exemple. Les Ivoiriens aujourd’hui sont totalement exaspérés de la passivité de leurs autorités. Ils ne peuvent pas comprendre », a dit M. Guébré poursuivant : « les autres pays ne peuvent pas insulter à longueur de journée le président de la république de Côte d’Ivoire puis après venir en Côte d’Ivoire pour négocier l’électricité ».

« Ils ont réussi à créer un conflit entre les peuples. Aujourd’hui, je suis désolé, un Ivoirien ne peut pas avoir fière allure se tenir et marcher dans les rues de Ouagadougou jusqu’à un certain niveau », affirme le journaliste.

« Quand tu entends le premier responsable du pays le Capitaine Ibrahim Traoré affirmer qu’à Abidjan on veut déstabiliser son pays, forcément il y aura un impact. Le sentiment d’appartenance fait que les deux peuples arrivent à un certain moment donné à ne plus se parler et de mémoire, je n’ai jamais vécu ça », a-t-il argumenté. 

Une sortie du journaliste burkinabè vivement critiquée et contestée. Des Ivoiriens vivant au Burkina Faso depuis des années ont fait des sorties publiques indiquant qu’ils n’avaient aucun problème avec les Burkinabè qui sont leurs « frères » et « sœurs ».

Pour exemple, certains ont cité ce week-end le spectacle de l’humoriste ivoirien Michel Gohou qui se tenait à Bobo-Dioulasso ou encore le prochain concert du musicien burkinabè Floby le 9 février au Palais de la Culture d’Abidjan et organisé par le mythique groupe Zouglou, Yodé et Siro.


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Une réponse à « Un journaliste burkinabè sur un plateau télé en Côte d’Ivoire au centre d’une polémique »

  1. Avatar de « Abidjan c’est l’autre nom de Ouaga », l’appel de Harouna Kaboré  – Burkina Yawana

    […] L’ancien ministre du Commerce Harouna Kaboré – dans une tribune publiée vendredi – a appelé à préserver l’union et la fraternité entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire dans un contexte de fréquentes tensions. […]

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