« Il y a plus d’infertilité masculine que féminine », Pr Charlemagne Ouédraogo 

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Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien. DR/ Sidwaya, quotidien d’Etat

Le gynécologue Pr Charlemagne Ouédraogo a alerté l’infertilité qui est de plus en plus prononcée chez les hommes que chez les femmes. 

« La qualité de la semence est en péril et en perte de vitesse. C’est mondial et le Burkina n’est pas en reste », a affirmé le gynécologue lors d’une émission de la télévision privée Bf1 traitant de la question de « l’infertilité dans les jeunes couples ». 

Selon le médecin, toutes les banques de spermes ont signalé une réduction drastique de la qualité de la semence craignant qu’à la limite, c’est l’humanité qui va en péril.

L’ancien ministre Ouédraogo conseille qu’en situation de difficultés d’avoir un enfant, c’est le couple entier qui doit consulter. « L’approche est toujours une approche du couple. Lorsqu’il y a une démarche uniquement féminine cela nous dérange et on n’arrive pas à progresser. Il est difficile de prendre un individu aussi bien garçon que femme pour lui faire subir des examens et lui dire vous êtes fertile. C’est impossible », dit-il précisant qu’il faut se mettre dans l’épreuve de la recherche du bébé et de ne pas en avoir pour finalement subir des examens et on recherchera la cause. « On voit plus d’infertilité masculine que féminine. Aujourd’hui chacun peut avoir le problème au même niveau », a insisté Pr Charlemagne Ouédraogo.

« L’homme pense que quand il arrive à faire un rapport sexuel automatiquement il est fécond. Ce n’est pas vrai », a dit le médecin affirmant qu’on peut avoir même cinq rapports sexuels par jour pendant des années et n’éjaculer que de l’eau et être azoosperme, c’est-à-dire, l’absence de spermatozoïde dans le liquide d’éjaculation. 

« Il y a des azoospermies irréversibles. Que ce soit en tradipraticien ou en moderne, il n’y a pas de solution si ce n’est pas l’adoption pour vivre », a-t-il déploré. « Il faut que les hommes arrêtent de penser que le fait d’avoir une capacité à faire des rapports sexuels égal possibilité de faire un enfant », a indiqué le Pr Ouédraogo.


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