
L’animateur ivoiro-burkinabè Alain Traoré plus connu sous le pseudonyme Alino Faso est entre les mains des autorités ivoiriennes depuis maintenant trois mois. Même s’il a été placé sous mandat de dépôt, à ce jour, on ignore encore les charges qui pèsent contre le présentateur de cérémonies. L’enquête, elle se poursuit même si aux premières heures, il y a eu des interpellations ça et là.
Depuis son interpellation le vendredi 10 janvier 2025 à Abidjan, la justice ivoirienne ne s’est pas encore prononcée dans désormais ce qui pourrait être appelée « l’affaire Alino Faso ». En plus de lui, trois autres de ses proches ont été mis aux arrêts par Abidjan.
Si jusque-là on ne sait pas ce qui est reproché à l’homme d’affaires, on sait cependant que plusieurs sources affirmaient qu’Abidjan soupçonne l’activiste d’espionnage, d’activités subversives sur son sol et le tout, dans un contexte de relations précaires entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire.
Des informations exclusives de Burkina Yawana obtenues par certains des proches, Alino Faso se porte bien. « Il tient le coup et a le moral », lâche un d’entre eux.
« La seule difficulté a ce jour et qui semble insupportable pour le frère (ndlr Alino Faso), c’est qu’on l’a placé à l’isolement », révèle un autre proche.
Dans un SOS, l’épouse de Alino Faso, Séna Traoré, évoquait un enlèvement et la disparition de son mari. Le gouvernement ivoirien avait aussitôt réagi précisant que l’activiste n’avait pas disparu, mais plutôt avait été interpellé, insistait-t-il, dans les règles de l’art et que ses droits étaient respectés.
« Personne n’est portée disparue en Côte d’Ivoire (…) Il a été interpellé », avait déclaré Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement après un Conseil des ministres annonçant du même coup une procédure en cours à l’encontre de Alino Faso. « Il y a des choses qui lui sont reprochées. Je vous rassure. On ne disparaît pas en Côte d’Ivoire, il n’y a pas d’enlèvement forcé (…) », avait-il précisé.
L’enquête est à la charge de la réputée Direction de la surveillance du territoire (DST), le service de renseignement ivoirien dépendant du ministère de l’Intérieur.
L’affaire est suivie de près par les autorités burkinabè.
« Nous suivons bien l’affaire », avait affirmé à Burkina Yawana une source au sein du gouvernement burkinabè sans plus de commentaire.
Les regards restent braqués sur Abidjan où le procureur ne devrait plus tarder à faire la lumière sur cette affaire qui continue de susciter des réactions rendant difficile les relations entre les deux pays.
Une réponse à « Alino Faso placé à l’isolement depuis trois mois »
[…] En avril dernier, alors interpellé depuis trois mois, des proches de Alino Faso assuraient à Burki… qu’il se portait bien. « Il tient le coup et a le moral », avait lâché un d’entre eux se réservant de tout autre commentaire. […]
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