
Depuis Madagascar, le président français a dénoncé ce jeudi l’attitude du président russe, qui dit vouloir « la paix » mais « continue de bombarder l’Ukraine, de tuer des vies ».
Depuis l’autre bout du monde, depuis le village humanitaire Akamasoa à Antananarivo (Madagascar), où il a achevé sa visite d’État, Emmanuel Macron a une nouvelle fois été rattrapé par les affaires étrangères et haussé le ton ce jeudi 24 avril contre le président russe Vladimir Poutine alors que les tentatives pour trouver une issue au conflit sur le territoire ukrainien s’enlisent.
« Il faut qu’enfin le président Poutine arrête de mentir », gronde-t-il, avant d’expliquer les raisons de son exaspération : « Quand il parle aux négociateurs américains, il dit : Moi, je veux la paix. Quand il parle à la planète entière, il dit : Moi, je veux la paix. Mais il continue de bombarder l’Ukraine, de tuer des vies », redouble le chef de l’État, presque à court de souffle.
« Il faut maintenant que la Russie donne sa réponse »
Macron martèle et repose alors l’enjeu principal du moment, alors que ce mercredi encore, à Londres, des discussions se sont tenues, au niveau des conseillers, entre représentants ukrainiens et leurs alliés européens et américains. « La seule question que l’on attend : est-ce que le président Poutine est d’accord pour un cessez-le-feu inconditionnel ? »
Puis y revient, insiste. « Il faut maintenant que la Russie donne sa réponse. (…) Si la Russie dit Oui, demain nous aurons un cessez-le-feu ». Comme une réponse au président Volodymyr Zelensky qui venait de déplorer l’absence d’une « pression forte » sur Moscou de la part de ses homologues occidentaux ; et de réaffirmer très solennellement que la France sera toujours au côté de Kiev.
Au passage, le locataire de l’Élysée glisse avoir échangé avec Donald Trump, « il y a deux jours », nuitamment, en marge de sa tournée de quatre jours dans l’océan Indien. Et lui avoir tenu ce langage.
Burkina Yawana avec Le Parisien