
Évoquant la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, le Président du Faso a révélé que de nombreux terroristes au Burkina sont étrangers.
« L’ennemi se renforce aussi. Il y a beaucoup de combattants étrangers qui rejoignent le rendez-vous des terroristes », a déclaré dans une interview à RT, le Capitaine Ibrahim Traoré reconnaissant que le pays a pu récupérer de nombreuses zones depuis 2023.
« Dans la région, comme vous le savez, la situation sécuritaire, nous essayons d’évoluer sur les champs de bataille. Ça, c’est la première chose, parce qu’il y a plusieurs facteurs qui rentrent en ligne de compte. Sur le champ de bataille, si on prend 2023 aujourd’hui, nous avons pu récupérer beaucoup de zones que nous avons pu pacifier », affirme-t-il.
Le chef de l’État le dit sans ambages. Il y a un soutien extérieur au terrorisme notamment, précise-t-il, les pays impérialistes finançant ces combattants.
« Les terroristes, ils sont renforcés par beaucoup de combattants étrangers qui viennent d’ailleurs. Quand je prends le cas du Burkina, il y a beaucoup de criminels qui sont au Burkina, mais qui ne sont pas Burkinabè. Il y a aussi beaucoup de formateurs qui viennent de beaucoup de pays pour leur apprendre beaucoup de techniques [de combat] », a déclaré le Président du Faso.
« Mais ce n’est pas du terrorisme en fait, c’est de l’impérialisme », affirme le Président Traoré ajoutant que l’objectif pour eux, « c’est de nous maintenir dans une guerre permanente, qu’on ne puisse pas se développer et continuer à piller nos richesses ». « Donc, ils ont tout intérêt à amener des spécialistes dans les mines pour poser divers types de mines, des spécialistes en explosifs », a-t-il poursuivi.
Le chef de l’Etat révèle qu’aujourd’hui, « les terroristes utilisent des drones pour faire le combat et tout ».
« Donc, ce sont des professionnels venus de certains pays qui viennent leur apprendre tout ça. Tout ça, c’est pour continuer à nous maintenir dans une situation d’insécurité », a dit le Président du Faso et de rassurer que le pays ainsi que toute l’AES prend la mesure de la chose. « Nous nous adaptons à chaque fois à leur mode d’action et nous continuerons le combat jusqu’à récupérer l’entièreté du Sahel », a-t-il assuré.
Votre commentaire