Alino Faso, 6 mois de détention à Abidjan, ce que l’on sait

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L’activiste burkinabè Alain Traoré plus connu sous le sobriquet de Alino Faso est entre les mains des autorités ivoiriennes depuis maintenant six mois. Incarcéré depuis tout ce temps, à ce jour, on ignore encore les charges qui pèsent contre l’animateur de cérémonies. Aux premières heures de son arrestation, d’autres proches de l’activiste avaient eux aussi été interpellés à Abidjan. Entre temps, selon les informations de Burkina Yawana, l’animateur a été déchu de sa nationalité ivoirienne obtenue par mariage. Depuis six mois, si c’est le statuquo à Abidjan, à Ouagadougou, les proches de Alino Faso se mobilisent pour lui apporter soutien et réconfort. En deux jours, ils ont mobilisé 1 million de FCFA pour cette célébrité des réseaux sociaux.

Ce 10 juillet 2025 marque les six mois, jour pour jour, de l’arrestation à Abidjan de Alain Traoré dit Alino Faso. Depuis son interpellation le vendredi 10 janvier 2025 à Abidjan, la justice ivoirienne ne s’est pas encore prononcée dans désormais ce qu’il convient d’appeler « l’affaire Alino Faso ». En plus de l’activiste, au moins trois autres de ses proches ont été mis aux arrêts par Abidjan. 

Si jusque-là on ne sait pas ce qui est reproché à l’homme d’affaires, on sait cependant que diverses sources affirmaient qu’Abidjan soupçonnait l’activiste « d’espionnage, d’activités subversives » sur son sol et le tout, dans un contexte de relations précaires entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. 

L’enquête avait été confiée à la réputée Direction de la surveillance du territoire (DST), le service de renseignement ivoirien dépendant du ministère de l’Intérieur. 

Des sources proches du dossier ont confirmé à Burkina Yawana que l’activiste s’est présenté à deux reprises à un juge d’instruction. Ils n’en savent pas plus que cela. Durant le temps de son incarcération, le Burkinabè qui avait acquis la nationalité ivoirienne par mariage, a aussi perdu cette dernière nationalité, ajoutent les mêmes sources à Burkina Yawana. Pour quels motifs? Difficile d’en savoir. Il n’aurait pas suivi les procédures légales en la matière. Nous n’en saurons pas plus.

En avril dernier, alors interpellé depuis trois mois, des proches de Alino Faso assuraient à Burkina Yawana qu’il se portait bien. « Il tient le coup et a le moral », avait lâché un d’entre eux se réservant de tout autre commentaire.

Dans un SOS largement diffusé sur les réseaux sociaux, l’épouse de Alino Faso, Séna Traoré, évoquait un enlèvement et la disparition de son mari. Le gouvernement ivoirien avait aussitôt réagi précisant que l’activiste n’avait pas « disparu », mais plutôt avait été « interpellé », insistait-t-il, dans les règles de l’art et que ses droits étaient respectés. 

« Personne n’est portée disparue en Côte d’Ivoire (…) Il a été interpellé », avait déclaré Amadou Coulibaly, le porte-parole du gouvernement après un Conseil des ministres annonçant du même coup une procédure en cours à l’encontre de Alino Faso. « Il y a des choses qui lui sont reprochées. Je vous rassure. On ne disparaît pas en Côte d’Ivoire, il n’y a pas d’enlèvement forcé (…) », avait-il précisé. 

Mobilisation au Burkina Faso pour Alino !

Si une source au sein du gouvernement burkinabè avait plus tôt confié à Burkina Yawana que l’affaire était suivie de près, pour la première fois, en fin avril lors de son « grand oral », un officiel burkinabè réagissait pour la première fois sur le cas Alino Faso. Le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo avait insisté que l’affaire soit clarifiée par Abidjan. « (…) je reste convaincu que c’est un écran de fumée », avait assuré le chef du gouvernement.

À Ouagadougou, des fidèles parmi les fidèles de Alino Faso se sont mobilisés spontanément à l’occasion de ses six mois d’incarcération lançant une campagne. L’initiative qui se veut loin des tractations politiques et judiciaires, a été portée par Raïssa Compaoré, une proche de l’activiste. D’ailleurs avec cette dernière, Alino Faso a mené plusieurs campagnes de collectes pour venir en aide à des malades. La campagne a été lancée sur les réseaux sociaux et a duré deux jours. Elle a permis de récolter un million de FCFA. Un geste symbolique car, selon les informations de Burkina Yawana, même si la famille a été avisée, elle n’est pas l’initiatrice de la campagne. « Sa famille n’a pas demandé de l’aide. Mais nous avons estimé qu’il fallait malgré tout agir », affirme un des initiateurs de la campagne.

Les regards restent tournés vers Abidjan. Tous espèrent la libération très prochaine de l’activiste. Affaire donc à suivre !


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2 réponses à « Alino Faso, 6 mois de détention à Abidjan, ce que l’on sait »

  1. Avatar de OFFICIEL – La dépouille mortelle de Alino Faso arrive le lundi au Burkina  – Burkina Yawana

    […] du Burkina Faso a annoncé, samedi 16 août, le rapatriement de la dépouille mortelle de Alain Christophe Traoré alias Alino Faso, le lundi 18 août 2025 à 14H25 à l’Aéroport international de […]

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  2. Avatar de Alino Faso était détenu depuis plus de 6 mois, le point ! – Burkina Yawana

    […] Depuis son arrestation, Burkina Yawana a beaucoup travaillé sur le dossier Alino Faso rappelant le premier mois, le troisième mois et dernièrement le 10 juillet, le sixième mois de son interpellation.  […]

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