Alassane Ouattara traité de « mossi », Gbagbo condamne

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L’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo en meeting samedi 16 août 2025 à Yopougon a condamné des propos traitant Alassane Ouattara de « mossi » (ethnie majoritaire du Burkina Faso) lors de la marche de son parti, le Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) du week-end dernier. Saluant la mobilisation qu’il qualifie de gigantesque, le Président Gbagbo a demandé à ses militants de ne plus répéter de tels slogans.

Pour ce meeting de Yopougon, Laurent Gbagbo dès l’entame a voulu clarifier. « Je n’ai pas aimé quand vous avez chantez que vous allez installer Gbagbo au pouvoir et que le petit Mossi aille chez lui », a déclaré l’ancien chef d’Etat devant plusieurs militants et dans une place bondée de monde. 

« Chers amis. Ne répétez pas ça. Ne répétez plus ça », a-t-il dit. « On a compris. On a compris. On a compris », ont scandé dans la foulée les militants empêchant Gbagbo d’aller dans plus de développement. 

« Beaucoup de pays m’ont aidé. Quand on m’a arrêté en 2011, beaucoup de nos camarades étaient en exil au Ghana, au Liberia, au Burkina Faso, au Togo, au Bénin. Vous voyez? Et beaucoup sont partis en France », a rappelé l’ancien Président condamnant les propos qui ne ressemblent, insiste-t-il, ni au PDCI ni au PPA-CI. « Donc si vous avez compris, c’est bon », a-t-il conclu.

Après la marche du week-end dernier, le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan est monté au créneau dénonçant certains propos comme « mossi », « étrangers ».

« Il y a eu une marche en Côte d’Ivoire, précisément à Abidjan. Nous avons vu sur les réseaux sociaux des propos haineux, racistes et xénophobes qui ont été distillés durant tout le parcours de cette marche », avait-il déclaré.

Selon le magistrat, les propos comme « mossi », étrangers » sont particulièrement graves et les auteurs ne resteront pas impunis. « Le parquet ne peut pas rester muet. En ma qualité de procureur de la République, qui est le garant de l’ordre public, il m’appartient de ne pas laisser passer ce genre d’occasions », avait-il prévenu.


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