Le cris de cœur est de Franceline Sawadogo, enseignante et défenseure des droits de l’homme sur l’exposition abusive de La Tuine, une enseignante dans le Sahel, créant le buzz sur une production musicale. Dans sa Tribune titrée « quand la souffrance devient spectacle, l’humanité perd ses repères », la collègue de La Tuine Franceline Sawadogo interpelle « l’opinion publique, les médias et surtout [les] autorités ».
« Une collègue enseignante, connue sous le nom de La Tuine, a survécu aux traumatismes de l’insécurité dans le Sahel. Elle est une femme marquée par la douleur, vulnérable, mais qui garde au fond d’elle une flamme d’espérance et un rêve: celui de devenir artiste », écrit madame Sawadogo.
Au lieu d’un accompagnement digne, déplore Franceline Sawadogo, « elle est projetée sous les projecteurs, exposée, exploitée et tournée en spectacle par des médias en quête de visibilité ».
L’enseignante explique que derrière ses apparitions qui font rire certains, se cache une détresse silencieuse. « Chanter faux, s’exprimer maladroitement en français ne sont pas des fautes à ridiculiser, mais les signaux d’un besoin urgent de suivi psychologique et médical », insiste-t-elle.
« Nos autorités éducatives, le ministère de la Santé, de la Culture et des Droits Humains doivent agir. Non pas pour museler son rêve, mais pour l’aider à guérir, à retrouver son équilibre et à s’épanouir plus tard en véritable artiste. Laisser faire, c’est accepter que la dignité d’une femme, d’une enseignante, soit piétinée », a écrit Franceline Sawadogo.
« Nous avons une responsabilité collective: protéger la vulnérabilité, encadrer les rêves, redonner espoir au lieu d’exploiter les blessures. La Tuine n’a pas besoin de projecteurs opportunistes, mais de bras tendus, de soins adaptés et d’un accompagnement bienveillant », indique madame Sawadogo et de lancer un appel: « que la dignité humaine prime sur la soif de buzz. Car chaque femme mérite respect, soutien et considération ».

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