Constant Mutamba condamné à 3 ans de travaux forcés en RDC

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La Cour de cassation de Kinshasa a condamné, lundi 2 septembre, l’ex-ministre de la Justice Constant Mutamba à trois ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics. Le jeune responsable politique, âgé de 37 ans, écope également d’une interdiction d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans.

À Kinshasa, la justice congolaise a tranché dans l’affaire qui visait Constant Mutamba, ministre de la Justice entre 2024 et 2025. L’ancien garde des Sceaux a été reconnu coupable de détournement de fonds publics à hauteur de près de 20 millions de dollars américains, destinés à un projet de construction d’une prison à Kisangani, dans le nord-est du pays.

Le verdict, rendu par la Cour de cassation, prévoit trois années de travaux forcés, assorties d’une interdiction d’accès à la fonction publique pour une durée de cinq ans. Mutamba encourait initialement jusqu’à dix ans de prison et vingt ans d’inéligibilité.

Cette affaire, largement suivie dans l’opinion publique, marque un nouveau signal dans la lutte contre la corruption que les autorités congolaises disent vouloir renforcer. La construction d’infrastructures pénitentiaires, au cœur du dossier, fait partie des priorités des autorités régulièrement épinglées sur la question de la surpopulation carcérale.

Constant Mutamba, qui s’était fait remarquer par son ascension rapide au sein de l’appareil politique, voit sa carrière brutalement interrompue. Aucun commentaire n’a pour l’instant été communiqué par sa défense.

Burkina Yawana avec LSI AFRICA


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