Le gouvernement a décidé de radier 21 agents publics pour « falsification des diplômes ». Ces agents viennent de neuf ministères, selon le gouvernement qui a fait l’annonce après le conseil des ministres du jeudi 4 septembre 2025.
Le Conseil des ministres, au titre du ministère de la Fonction publique et du Travail et de la Protection sociale, a « adopté neuf rapports de neuf départements ministériels relatifs à la révocation de 21 agents publics ».
La mesure, selon le ministre de la Fonction publique Mathias Traoré, « traduit la ferme volonté » du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, de « lutter contre la corruption et d’assainir l’administration publique ».
Le Conseil a par ailleurs adopté un décret instituant une clause prioritaire de servir l’État. Selon le ministre Traoré, « la clause prioritaire de servir l’État implique pour l’agent public de rester à la disposition de l’État au moins pendant 15 ans, durée nécessaire pour une retraite proportionnelle ».
A défaut de se mettre à la disposition de l’État, précise-t-il, « l’agent se voit dans l’obligation de rembourser tous les frais de formation que l’État a engagés ».
En janvier 2024, alors qu’il rencontrait le personnel de la présidence, Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré avait donné le ton en annonçant l’intensification de la lutte contre la corruption et la lenteur administrative qui plombent parfois les actions du gouvernement. « La lutte contre le terrorisme avance, mais il faut reconnaitre qu’il y a certains volets sur lesquels les choses n’ont pas avancé ; c’est la corruption, la lenteur administrative. Il faut le reconnaitre, les choses n’ont pas bougé à ce niveau parce que nous nous sommes donnés un temps pour sensibiliser et parler aux gens pour qu’ils comprennent, aussi bien au niveau de l’armée qu’au niveau civil », avait-il affirmé.
La machine de la lutte contre la corruption a démarré pour cette année 2024 et la fermeté sera de rigueur sur les cas avérés de corruption et de laxisme dans l’administration publique, avait laissé entendre le chef de l’Etat. « Chacun doit faire la mission pour laquelle il a été recruté. Malheureusement, ce n’est souvent pas le cas et quand on veut licencier, les gens sortent les textes de partout. Vous ne pouvez pas prendre les textes des autres et venir appliquer à notre contexte », avait-il déploré.

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