Le Burkina Faso autorise l’utilisation du nucléaire pacifique 

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Les députés de l’Assemblée législative de transition ont autorisé, vendredi, la ratification de l’accord sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. 

Le projet de loi, portant autorisation de ratification de l’accord de coopération entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie, sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques a été adopté, vendredi 21 novembre 2025, à l’unanimité par les députés.

Selon le point du ministère des Affaires étrangères, le ministre des Affaires étrangères Karamoko Jean Marie Traoré a défendu le projet de loi introduit par le gouvernement, visant à doter le pays d’une énergie electro-nucléaire, afin de garantir la souveraineté et l’indépendance énergétique.

Ce processus avait été entamé par la signature d’un accord de coopération avec la Fédération de Russie, le 19 juin 2025 dernier, rappelle le communiqué précisant que les échanges sur le dossier ont permis aux députés de soulever diverses préoccupations, en lien avec le coût de l’infrastructure nucléaire, les garanties de sécurité, la disponibilité de l’expertise pour assurer sa gestion, ainsi que la collaboration avec les autres pays de la Confédération AES.  

Pour le ministre Traoré, le nucléaire est l’une des solutions efficaces de nos jours pour relever plusieurs défis de développement.

« Si nous voulons être au rendez-vous de nos promesses en matière d’industrie, de compétitivité de notre économie, de consolidation de souveraineté énergétique, il nous est imposé de passer par cette option qui est celle qui permettra de nous hisser à un niveau compétitif », a-t-il indiqué, rapportent les Affaires étrangères.

« Cet accord constitue une étape majeure dans la coopération énergétique entre les deux pays. Il établit un cadre juridique et technique pour la construction d’une centrale nucléaire au Burkina Faso, en vue de renforcer durablement la sécurité énergétique nationale. Il permettra également de consolider les travaux déjà menés par les groupes techniques dans la perspective de la réalisation de cette importante infrastructure », explique le parlement.

L’accord n’entre en vigueur qu’après l’accomplissement des procédures internes requises par chacune des Parties, selon son article 15. Il doit donc être ratifié par les deux pays afin de permettre à ses dispositions de produire pleinement leurs effets juridiques. 


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