L’activiste Nathalie Yamb a demandé « zéro pitié, zéro clémence » à l’encontre de l’ancien chef d’Etat du Burkina Paul-Henri Damiba qui était jusque-là en exil au Togo et extradé dernièrement vers le Burkina Faso.
« Il voulait à tout prix revenir au Burkina. C’est chose faite. Pas comme président, mais comme prisonnier », a écrit la panafricaniste sur ses réseaux sociaux remerciant le Président togolais Faure Gnassingbé.
Elle a demandé que « toute la rigueur de la loi s’applique sur Paul-Henri Sandaogo Damiba et ses complices » et de poursuivre: « zéro pitié, zéro clémence. »
Nathalie Yamb assure que la « traîtrise et la déstabilisation doivent être sanctionnées de façon exemplaire et dissuasive. »
Mardi 20 janvier 2026, le gouvernement togolais a confirmé l’extradition, le 17 janvier dernier, de l’ancien Président Paul-Henri Damiba vers le Burkina Faso. Il était en exil à Lomé depuis sa chute du pouvoir en septembre 2022.
Le Togo dit répondre à une demande d’extradition formulée par les autorités judiciaires du Burkina Faso, visant l’ancien chef d’Etat. Il est poursuivi pour des chefs de « détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite criminel, corruption, incitation à la commission de délits et crimes, recel aggravé et blanchiment de capitaux », précise le communiqué de la partie togolaise.
Mardi 6 janvier 2026, le ministre de la Sécurité a annoncé que le Burkina Faso avait déjoué une tentative de déstabilisation.
L’acteur principal impliqué est l’ancien chef d’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, réfugié au Togo depuis sa chute du pouvoir, assurait le ministre Mahamadou Sana.
Selon le patron de la Sécurité, le putsch devait avoir lieu le 3 janvier 2026 à 23h. Une bonne partie du financement de cette énième tentative provient de la Côte d’Ivoire, avait précisé le ministre de la Sécurité assurant que l’affaire sera judiciarisée et que toute la lumière sera faite.
Depuis quelques jours, la télévision nationale diffuse à son journal de 20h les témoignages et autres aveux des personnes civiles et militaires impliquées dans ce coup d’État avorté.
Depuis 2023, le nom du lieutenant-colonel Paul-Henry Damiba est régulièrement cité dans des tentatives de déstabilisation par le Burkina. Il a été cité pour la première fois en septembre 2023, puis une deuxième fois en septembre 2024. Les autorités burkinabè citaient l’ancien Président Damiba pour une troisième fois en avril 2025 dans une tentative de coup d’Etat et cette quatrième fois en janvier 2026.

Votre commentaire