Damiba cité dans quatre putschs manqués au Burkina depuis 2023

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L’ancien chef d’état Paul-Henri Damiba a été cité par les autorités burkinabè dans au moins quatre tentatives de déstabilisation du pays et ce, depuis septembre 2023. La dernière en date, début janvier 2026 a finalement conduit à son extradition du Togo – où il était en exil depuis sa chute du pouvoir en septembre 2022 – vers le Burkina Faso.

Depuis 2023, le nom de Paul-Henry Damiba est régulièrement cité par les autorités du pays dans des tentatives de déstabilisation du Burkina. L’ancien chef d’État a été cité pour la première fois dans un putsch manqué en septembre 2023, puis une deuxième fois en septembre 2024. Les autorités burkinabè citaient l’ancien Président Damiba pour une troisième fois en avril 2025 dans une autre tentative de coup d’Etat.

Le mardi 6 janvier 2026, le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana annonçait que le Burkina Faso avait déjoué une tentative de déstabilisation.

L’acteur principal impliqué est l’ancien chef d’État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba, réfugié au Togo depuis sa chute du pouvoir, assurait le ministre Mahamadou Sana. L’ex Président du Faso venait ainsi d’être cité pour une quatrième tentative ratée.

Selon le patron de la Sécurité, le putsch devait avoir lieu le 3 janvier 2026 à 23h.

Une bonne partie du financement de cette énième tentative provient de la Côte d’Ivoire, avait précisé le ministre de la Sécurité assurant que l’affaire sera judiciarisée et que toute la lumière sera faite.

Cette dernière tentative mise en échec va finalement conduire à l’extradition de Paul-Henri Damiba. Après la confirmation de l’extradition par le Togo, le Burkina Faso annonçait à son tour le mercredi 21 janvier 2026, l’extradition de l’ancien Président Paul-Henri Damiba vers le Burkina Faso. Selon un communiqué du ministre burkinabè de la Justice, il a été extradé du Togo pour atteinte à la sûreté de l’État et crimes financiers.

« Le 6 janvier 2026, le juge d’instruction a effectivement ouvert une information judiciaire pour des faits de détournement criminel de deniers publics, d’enrichissement illicite criminel, de corruption, d’incitation à la commission de délits et crimes, de recel aggravé et de blanchiment de capitaux », pouvait-on lire dans le communiqué signé par le garde des sceaux Rodrigue Bayala.


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