Journée internationale de la femme: «Vous êtes des héroïnes», le Président du Faso aux femmes du Burkina

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A l’occasion de la célébration de la journée inter internationale des droits des femmes, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso a salué le courage, la bravoure, la combativité et la résilience des femmes du Burkina. Des femmes qui se battent et font face à la crise sécuritaire dans le pays. « Vous êtes des héroïnes », a déclaré le chef de l’État dans un message adresse aux femmes.

L’intégralité de l’adresse du Président Traoré

Chères mères, chères sœurs, femmes combattantes et femmes battantes que vous êtes, soyez saluées !

Je vous remercie beaucoup pour l’esprit de cohésion dont vous faites montre. Je suis de ceux qui ne croient pas qu’il y ait une seule journée dédiée à la femme. Tous les jours sont pour la femme. Les femmes sont en train de traduire cela de manière concrète sur les 12 mois de l’année. C’est tout ce que nous demandons.

Contrairement à ce que les impérialistes avaient voulu nous faire comprendre sur l’émancipation des femmes telle qu’ils la conçoivent, nous, notre émancipation est là. Elles ont envie de travailler, elles ont envie de s’exprimer, elles ont envie d’être autonomes. Et nous leur donnons l’espace pour cela. Et c’est ça l’émancipation, c’est ça l’autonomie.

Dans ce contexte de guerre que connaît le Burkina Faso, notamment la lutte contre l’impérialisme et le néocolonialisme qui se manifestent de manière violente, les femmes sont les plus touchées. Beaucoup de femmes aujourd’hui se retrouvent être chefs de ménage, déplacées et ont tout perdu. Mais elles doivent se battre pour tenir les familles.

Vous êtes des héroïnes ! Et je ne cesse de le dire. Et c’est l’occasion pour moi de rendre hommage à toutes les femmes battantes du Burkina Faso, de l’Afrique et du monde entier.Continuez ce combat pour que l’humanité retrouve la paix.

Nous avons lancé un programme pour l’autonomisation de toutes les femmes. Et ce sera dans diverses sphères. Dans le volet agricole, les périmètres sont déjà en aménagement dans chaque région, dans chaque province, bientôt et dans chaque commune. Et toutes les femmes qui pourront s’associer en coopérative ou en association de production, nous allons les accompagner pour pouvoir trouver les espaces nécessaires et mettre toutes les conditions nécessaires qu’il faut, les accompagner par le ministère de l’Agriculture, pour qu’elles puissent produire.

L’autre volet, c’est la transformation. Nous comptons accompagner les femmes pour la transformation à petite échelle pour qu’elles puissent s’épanouir, exprimer leurs talents parce qu’elles ont des savoirs ancestraux de transformation endogène de nos produits locaux que nous devons pouvoir valoriser.

Et le troisième volet, c’est comment canaliser les jeunes filles vers l’enseignement technique et professionnel pour moderniser et mettre la machinerie dans la transformation endogène que les mamans vont pouvoir mettre sur pied. C’est un défi de pouvoir orienter les jeunes filles vers l’enseignement technique.

Et bientôt, elles vont pouvoir construire des machines pour aider les mamans à transformer les matières premières que nous produisons.

Lorsque nous arriverons à combiner ces trois volets, je pense que nous aurons atteint nos objectifs d’autonomiser la femme, de rendre la femme vraiment épanouie et qu’elle puisse vivre de ses activités. Et c’est ainsique les femmes pourront nous aider dans un autre combat que nous menons aujourd’hui dans le sens de véhiculer les valeurs intrinsèques du Burkinabè.

Le Burkina Faso a des valeurs et ces valeurs doivent être véhiculées à travers les générations. Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux sont en train de perdre beaucoup de nos jeunes filles. Et pour ce combat, il faut que les femmes soient des modèles pour attirer les jeunes filles à quitter ces espaces qui ne sont pas forcément des espaces d’épanouissement, d’expression de nos valeurs, pour revenir au travail, notamment dans la production, la transformation ou la construction des machines pour aider à la transformation et participer activement à la vie de la Nation. Voilà notre vision pour les femmes.

Je pense que cette journée qui célèbre la résistance, la résilience, la combativité, l’abnégation et la détermination des femmes, doit être une journée de réflexion permanente pour atteindre les objectifs que je viens de citer. Dans les temps anciens, ce sont des journées de fêtes, de distractions et tout ce qui s’ensuit. Je ne pense pas que ce soit la bonne manière.

Dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire, nous voyons d’une autre manière l’émancipation de la femme. Je pense que nos techniciens ont du travail ; ils ont du pain sur la planche pour pouvoir faire le ‘’switch’’, le changement de logiciel pour s’adapter à ce contexte et accompagner les femmes dans cette vision-là. Je pense qu’elles sont les plus heureuses.

Beaucoup de périmètres ont déjà été réalisés. Elles sont en train de les réceptionner actuellement et nous allons continuer à les accompagner dans la production. Et celles aussi qui transforment, nous allons lancer des programmes pour les y accompagner. Et comme j’ai dit, notre cheval de bataille sera de canaliser les jeunes filles pour aller vers l’enseignement technique.

Beaucoup d’industries verront le jour au Burkina Faso. Donc les matières premières sont les bienvenues. Déjà, j’ai ordonné à ce qu’on puisse coordonner la question de la tomate. Les femmes peuvent participer activement à soutenir les usines de tomates que nous avons déjà mises en place. Dans toutes ces usines, beaucoup de femmes seront employées et je suis d’ailleurs fier d’avoir inauguré des usines telles que l’usine de transformation d’anacardes où beaucoup de femmes sont employées. Cela fait chaud au cœur.

Donc j’encourage toutes les femmes à voir le modèle d’émancipation que nous voulons leur offrir, à s’engager, à s’unir dans les coopératives et les associations, à créer des unités de transformation en commun et aussi, à essayer de moderniser cette transformation. Nous serons là pour les accompagner et pour les aider à atteindre leurs objectifs. 

Je souhaite une très bonne célébration à toutes les femmes du Burkina Faso, à toutes les femmes du monde entier et une journée de réflexion pour les perspectives de cette émancipation de la femme.

Bon courage à tous et que Dieu vous accompagne dans vos activités ! Que Dieu protège toutes les femmes du Burkina Faso ! Que Dieu vous donne la force nécessaire de pouvoir éduquer notre jeunesse dans nos valeurs que nous souhaitons ! Merci beaucoup à tous et que Dieu vous accompagne !

Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État


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