Le Président américain Donald Trump a reconnu, lundi 16 mars 2026, la capacité de riposte de l’Iran qualifiant de nation « redoutable et puissante. »
Le conflit au Moyen-Orient entre, ce mardi, dans son 18e jour, et les tensions sont loin de se calmer. Aucune issue ne se dessine pour le moment et de toute évidence, l’Iran dispose toujours, après plus de deux semaines de conflit, des capacités militaires pour répondre.
Une capacité à répondre qui a même surpris le président américain Donald Trump. Les Iraniens « n’étaient pas censés s’en prendre à tous ces autres pays du Moyen-Orient », a déclaré lundi le président américain. « Personne ne s’y attendait. Nous avons été choqués », a-t-il ajouté.
Malgré la puissance de feu des Américains, la théocratie iranienne tient bon depuis plus de deux semaines, en dépit de la perte dans les premiers jours de la guerre de son leader spirituel, politique et social, l’ayatollah Ali Khamenei, et d’une économie affaiblie par l’isolement et les frappes imposés par Washington et Tel-Aviv.
« Le scénario le plus probable est que le système politique iranien reste intact et que le pays ne modifie pas sa position vis-à-vis des États-Unis et d’Israël, commente Jonathan Graubart, professeur de science politique et fin observateur du Moyen-Orient, depuis l’Université d’État de San Diego. Un compromis est toujours possible, mais les concessions que l’Iran est prêt à faire ne correspondent pas aux attentes du gouvernement américain, et encore moins à celles du gouvernement d’Israël. L’offensive américano-israélienne risque donc de renforcer les éléments les plus répressifs du régime et les plus attachés au statu quo, ce qui va entraver l’émergence de courants démocratiques forts au sein de la population iranienne », assure le politicologue spécialiste de l’Iran Mehrzad Boroujerdi, qui enseigne à l’Université de science et technologie du Missouri.
Burkina Yawana avec LeDevoir

Votre commentaire