Le Cameroun interdit les réseaux sociaux aux policiers en uniforme 

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Le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN/patron de la police camerounaise), Martin Mbarga Nguele, impose des règles strictes aux fonctionnaires de Police en matière de port de l’uniforme réglementaire et d’usage

Le sommet de la police camerounaise indique avoir fait des constats alarmants en son sein. Selon le document, certains fonctionnaires de police arborent « de manière ostentatoire » des uniformes non réglementaires, caractérisés par le port de décorations et insignes non autorisés, de coiffures extravagantes, de chaussures non conformes, de piercings et de chevillères. Mais ce n’est pas tout.

La circulaire épingle également un phénomène croissant : la présence des policiers en uniforme sur les réseaux sociaux, assortie de publications jugées « équivoques sur les questions sensibles d’intérêt national ». Ces comportements, selon le texte, « portent gravement atteinte à l’image et la considération du corps de la sûreté nationale » et remettent en cause le devoir de réserve ainsi que la neutralité politique auxquels sont astreints les agents.

Sont ainsi formellement exclus de l’uniforme de service : les piercings, chevillières, insignes non réglementaires, chaussures et coiffures extravagantes. S’agissant des distinctions honorifiques étrangères, leur port est expressément subordonné à l’autorisation préalable du Président de la République.

En ce qui concerne les réseaux sociaux, le texte est catégorique : les publications et interventions des fonctionnaires de Police en uniforme dans les médias et sur les réseaux sociaux sont strictement interdites, sauf autorisation expresse du Chef de Corps. Cette interdiction s’étend aux prises de position publiques sur les questions sensibles d’intérêt national.

Sanctions

La circulaire ne se contente pas d’édicter des règles; elle annonce des mesures disciplinaires fermes.

Les fonctionnaires de Police coupables de diffusion de documents de service à caractère « confidentiel » ou « secret » sur les réseaux sociaux seront « systématiquement traduits devant le Conseil de Discipline de la Sûreté Nationale », sans préjudice des poursuites judiciaires subséquentes.

La Division Spéciale de Contrôle des Services est chargée de veiller au respect scrupuleux de ces directives. Toute inobservation fera l’objet de mesures disciplinaires appropriées, lit-on.

Burkina Yawana avec Koaci


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