[Exclusif] – Côte d’Ivoire: EBOMAF remporte son procès contre le journaliste Saïd Penda

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Le journaliste Saïd Penda a été condamné, vendredi 27 mars 2026, à six mois de prison ferme par le tribunal de première instance du Plateau à Abidjan. Il était poursuivi pour des faits de « diffamation et de diffusion de fausses informations » à l’encontre de l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou, Président directeur général du groupe EBOMAF. L’information a été confirmée à Burkina Yawana par des sources proches de l’homme d’affaires.

L’annonce a d’abord été faite dans un court message via ses réseaux sociaux par Patrice Kissi, le patron de la communication de EBOMAF. « Aujourd’hui, le droit a été dit : le tribunal de première instance du Plateau a reconnu Saïd Penda coupable et l’a condamné à six mois d’emprisonnement ferme », a-t-il déclaré.

« C’est un signal fort qu’on envoie à tous les détracteurs », a plus tard indiqué M. Kissi à un journaliste de Burkina Yawana. 

Le 26 juin 2025 à Abidjan, l’homme d’affaires burkinabè Mahamadou Bonkoungou, Président directeur général du groupe Entreprise Bonkoungou Mahamadou et fils (EBOMAF) avait porté plainte contre le journaliste Said Penda pour « diffamation, injures publiques, dénonciation calomnieuse, atteinte à la vie privée et mise en danger de la vie d’autrui ».

La plainte adressée au procureur d’Abidjan avait été portée par Patrice Kissi en sa qualité de chargé de communication de Mahamadou Bonkoungou, Président directeur général du Groupe EBOMAF, se disant être mandaté à cet effet. 

Dans une vidéo massivement relayée sur les réseaux sociaux – notamment Facebook, TikTok et X (anciennement Twitter) – le journaliste Saïd Penda s’était adressé directement au Président de la République Gabonaise.

Une vidéo qui mettait en cause Mahamadou Bonkoungou en le traitant d’ « homme d’affaires véreux », se livrant à des « pratiques de surfacturation en Côte d’Ivoire » corrompant des « décideurs africains à l’aide d’argent liquide. »

Le journaliste avait aussi divulgué les adresses privées à Paris de M. Bonkoungou que le groupe avait jugé grave qualifiant d’une atteinte à la vie privée et une menace directe à la sécurité de l’homme d’affaires.


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