Au Burkina Faso, la question du prix du ciment reste un sujet sensible, notamment en raison des efforts consentis par l’État pour le rendre accessible à la population. Malgré un encadrement des tarifs, certains commerçants continuent de pratiquer des prix au-delà du plafond autorisé.
Sur le marché, le ciment CPJ est généralement vendu entre 5 250 FCFA et 5 500 FCFA. Quant au ciment CPA 45, son prix réglementaire est fixé à 5 750 F CFA. Cependant, il a été constaté que certains commerçants le proposent illégalement à 6 250 FCFA, soit une surfacturation de 500 FCFA, pourtant formellement interdite.
Une intervention de la Brigade Laabal
Face à ces pratiques abusives, la Brigade Laabal a mené une opération de contrôle sur le terrain. Cette intervention a permis d’interpeller plusieurs commerçants indélicats dans plusieurs quartiers, pris en flagrant délit de surfacturation.
Les agents ont exigé le remboursement immédiat des sommes perçues en surplus aux clients lésés. Des preuves irréfutables, notamment des factures, ont été présentées aux commerçants mis en cause, dont certains tentaient initialement de nier les faits.
Témoignage d’un client victime
Un client, victime de cette pratique, raconte : « Je suis venu hier demander le prix. On m’a dit que c’était 6 250 FCFA. Comme je n’avais pas le choix, j’ai accepté. J’ai demandé s’il y avait un surplus de 500 FCFA mais on m’a répondu que c’était le prix, à prendre ou à laisser. J’ai payé sans prendre la marchandise et je suis revenu aujourd’hui pour la récupérer. C’est avec l’arrivée de la Brigade que j’ai compris que le prix n’avait pas été augmenté officiellement. Heureusement, on m’a remboursé le surplus. »
Des sanctions pour les contrevenants
Suite à leur interpellation, les commerçants concernés ont été conduits par la Brigade Laabal afin de s’expliquer sur ces pratiques frauduleuses.
Les agents ont rappelé que l’État burkinabè déploie d’importants efforts pour subventionner le prix du ciment, dans le but de permettre à chaque citoyen d’accéder à un logement décent et de construire un avenir meilleur. En guise de sanction, les contrevenants seront soumis à des travaux d’intérêt général, une mesure visant à dissuader toute récidive.
André Yameogo, stagiaire

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