Burkina: Le CICR lance son 7e Concours national de la meilleure production journalistique

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Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a réuni la presse burkinabè dans la capitale pour présenter les raisons et les critères de participation à la septième édition du Concours National de la Meilleure Production Journalistique sur les Questions Humanitaires.

Une initiative au service de l’humanitaire

Initiée par le CICR, cette compétition vise à susciter l’intérêt des journalistes pour les questions humanitaires. Elle récompense les meilleures productions de la presse écrite, audiovisuelle et en ligne des journalistes du Burkina Faso. L’organisation de ce concours s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’action humanitaire et du Droit International Humanitaire (DIH) au sein des médias burkinabè.

Le mot de la représentante du CICR

Madame Abah Ene, coordinatrice sécurité et gestion des crises et représentante du chef de délégation, a rappelé que le CICR est présent au Burkina Faso depuis 2006 avec pour mandat d’apporter assistance et protection aux victimes de conflits armés et de violence.

Elle a souligné que cette septième édition est marquée par une innovation majeure : l’entrée des écoles de journalisme dans la compétition.

Le thème retenu pour 2026 est : « De l’assistance à l’autonomie : quand l’humanitaire contribue au relèvement des communautés ».

Selon elle, ce concours poursuit trois objectifs principaux : Valoriser la couverture médiatique des questions humanitaires ; Renforcer les capacités des journalistes et élèves-journalistes dans le traitement de sujets humanitaires ; Promouvoir le respect des principes humanitaires et de l’éthique journalistique au Burkina Faso.

Madame Abah Ene, coordonnatrice sécurité gestion des crises et représentante du chef de délégation. DR/ Burkina Yawana

Elle a rappelé les thèmes des éditions précédentes : en 2024, le concours portait sur l’impact du changement climatique sur la vulnérabilité des populations affectées par la crise sécuritaire, et en 2025 sur l’impact de la crise humanitaire sur la santé mentale des populations.

Madame Abah Ene a conclu avec un message fort : « Le journalisme ne doit pas se contenter d’étaler les souffrances des populations, mais mettre en lumière des réponses et des solutions endogènes dans une dynamique de résilience. » Elle a ainsi appelé le journalisme à être un véritable porte-voix de l’action humanitaire.

Le soutien des autorités

Monsieur Gyengani Jean Noël, représentant le directeur général de la Communication et des Médias du Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, a tenu à remercier chaleureusement le CICR pour cette initiative.

Il a rappelé que le Burkina Faso traverse des défis sécuritaires et humanitaires majeurs, dans lesquels l’information revêt une importance capitale et stratégique. Dans ce contexte, ce concours est « plus qu’essentiel et fondamental ».

Il a insisté sur le rôle des professionnels des médias: « Informer, ce n’est pas seulement raconter les faits, c’est donner du sens, mettre en lumière les enjeux et contribuer à une meilleure compréhension des réalités », précisant que cela constitue un rempart contre la désinformation et les fausses informations.

Jean Noël Gyengani, Représentant du directeur général de la communication et des médias (MCCAT). DR/ Burkina Yawana

Méthodologie et catégories

Tout candidat ou groupe de candidats (pour le prix spécial) doit présenter une production originale sur un événement relatif au thème imposé. Pour l’édition 2026, seules les productions en français sont admises. Catégorie presse écrite / en ligne : reportage, interview, enquête. Catégorie presse audiovisuelle (télévision / radio) : dossier magazine, table ronde, interview, reportage.

La meilleure production de chaque catégorie sera primée. Les étudiants-journalistes, quant à eux, concourent pour un prix spécial indépendant, individuellement ou en équipe.

Conditions de participation

Pour les professionnels :

Productions inédites, originales et signées par leurs auteurs ;

Presse audiovisuelle : durée de 3 à 26 minutes, diffusée sur une radio ou télévision reconnue au Burkina Faso ;

Presse écrite : publiée dans un journal reconnu au Burkina Faso.

Pour les étudiants :

Être inscrit dans une école ou université de journalisme reconnue au Burkina Faso ; Soumettre une production individuelle ou collective, inédite et originale ; Presse audiovisuelle : 3 à 26 minutes (la diffusion dans un média n’est pas obligatoire) ; Presse écrite ou en ligne : publication non obligatoire dans un organe de presse.

Dépôt des candidatures

Les œuvres sont à déposer du 8 avril au 6 novembre 2026 à 16h00, dans les locaux du CICR à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Djibo, Ouahigouya, Dori ou Fada, sous pli fermé ou par e-mail à l’adresse : szalissa@icrc.org, sous la référence : « Concours National de la Meilleure Production Journalistique sur les Questions Humanitaires », accompagné du nom et des coordonnées complètes du candidat. Une confirmation de bonne réception sera communiquée par e-mail ou par téléphone.

Le jury

Un jury de cinq membres, désignés par le CICR, composé de professionnels des médias, de la communication et du secteur humanitaire, sera chargé de l’évaluation des productions.

André Yameogo, stagiaire 


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