Des combattants terroristes ont pris d’assaut une base militaire à Benisheikh, dans l’État de Borno, tuant plusieurs soldats ainsi qu’un général de brigade. Il s’agit du deuxième officier de ce rang tué en quelques mois dans le pays. Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont incendié des véhicules et des installations avant de se replier. L’armée nigériane affirme avoir repoussé l’attaque, tout en reconnaissant des pertes dans ses rangs.
Une spirale de violences dans le nord
Cette attaque s’inscrit dans une série de raids meurtriers qui ont fait au moins 90 victimes supplémentaires dans plusieurs États du nord-ouest ces derniers jours.
Depuis des années, le Nigeria est confronté à des groupes terroristes dont Boko Haram et sa faction rivale État islamique en Afrique de l’Ouest. À cette menace s’ajoutent des groupes criminels, appelés localement “bandits”, qui multiplient les enlèvements contre rançon et les attaques de villages.
Une situation sécuritaire qui se dégrade
Face à cette recrudescence, les États-Unis ont autorisé le départ de leur personnel non essentiel d’Abuja, évoquant une détérioration de la situation sécuritaire. Selon des observateurs, l’intensification des violences est liée à la montée en puissance de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique dans la région du Sahel.
Une réponse militaire sous pression
Pour soutenir les forces nigérianes, Washington a récemment déployé environ 200 soldats dans le pays, dans le cadre d’une coopération sécuritaire renforcée. Malgré ces efforts, les attaques se multiplient, mettant en lumière les difficultés persistantes des autorités à contenir l’insécurité dans le nord du pays.
Burkina Yawana avec Africa radio

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