Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a vivement critiqué, jeudi 09 avril, le président américain Donald Trump, l’accusant d’avoir plongé le monde dans le chaos avec la guerre en Iran.
Une charge frontale contre Washington
Lors d’une conférence à Dakar, Ousmane Sonko n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié Donald Trump d’« homme de déstabilisation », estimant que son action militaire contre l’Iran avait entraîné la planète « dans un chaos que rien ne justifie ». Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions internationales liées au conflit déclenché fin février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
Une critique du droit international bafoué
Le chef du gouvernement sénégalais a également dénoncé des pratiques contraires, selon lui, aux principes démocratiques et au droit international. Il a notamment évoqué l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par l’armée américaine, estimant que « ce n’est pas à eux de décider pour les autres peuples ». Il a aussi regretté l’attitude des pays occidentaux, accusés de se limiter à de simples condamnations.
Un discours souverainiste assumé
Figure du parti Pastef et défenseur d’une ligne panafricaniste, Ousmane Sonko s’inscrit dans une posture critique vis-à-vis des puissances occidentales. Son intervention s’est tenue en présence du géopolitologue Pascal Boniface, dans un contexte où la guerre en Iran provoque une onde de choc mondiale, notamment sur les prix de l’énergie et les équilibres géopolitiques.
Une prise de position dans un contexte tendu
Ces déclarations illustrent la volonté des nouvelles autorités sénégalaises de porter une voix indépendante sur la scène internationale, dans un climat marqué par la montée des tensions globales. Alors que le conflit avec l’Iran continue d’inquiéter la communauté internationale, les propos de Ousmane Sonko traduisent une critique plus large du rôle des grandes puissances dans les crises mondiales.
Burkina Yawana avec Africa radio

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