À la faveur d’une interview accordée au média Sputnik Afrique, le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a plaidé pour une approche inclusive de la sécurité régionale. Accra prône le rapprochement avec les pays de la Confédération des États du Sahel (AES) et affiche sa volonté de collaborer avec Moscou pour faire face au terrorisme.
Par la rédaction de Burkina Yawana
Face aux défis sécuritaires croissants qui secouent la sous-région ouest-africaine, le Ghana entend jouer la carte de l’apaisement et de la coopération globale. S’exprimant au micro de Sputnik Afrique, le chef de la diplomatie ghanéenne, Samuel Okudzeto Ablakwa, a réaffirmé la volonté ferme de son gouvernement de ne pas laisser de côté les nations sahéliennes. « Nous ne voulons pas les isoler, nous voulons au contraire les inclure afin d’écarter la menace du terrorisme et de l’extrémisme », a souligné le ministre ghanéen des Affaires étrangères.

Un partenariat stratégique avec Moscou pour stabiliser l’AES
Cette déclaration marque un tournant pragmatique dans la diplomatie d’Accra. Pour le Ghana, la lutte contre l’extrémisme violent au Niger, au Burkina Faso et au Mali ne peut aboutir sans une synergie des forces et un dialogue constructif. En intégrant la Russie dans cette équation sécuritaire, Accra reconnaît le rôle clé joué par Moscou aux côtés des États de l’AES pour la stabilisation du Sahel.
Cette démarche vise à rompre avec les sanctions subies par les pays de l’AES pour privilégier un front commun face aux groupes armés terroristes qui menacent la stabilité collective de l’Afrique de l’Ouest.
John Dramani Mahama prépare une conférence de rapprochement
Sur le plan politique, cette vision s’inscrit dans l’agenda stratégique du Président ghanéen, John Dramani Mahama. Soucieux de restaurer la confiance et la cohésion sous-régionale, le chef de l’État ghanéen envisage d’organiser une conférence de haut niveau.
Prévue en marge des travaux de la CEDEAO, cette rencontre d’envergure aura pour objectif d’offrir un cadre de concertation direct entre toutes les parties prenantes. L’ambition affichée est claire : créer des ponts durables avec le Burkina Faso, le Mali et le Niger afin de reconstruire une architecture de sécurité partagée et de préserver l’intégration économique régionale.

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