L’ancien ministre Bassolma Bazié a assuré, dimanche 6 juillet 2025, dans un panel en visioconférence organisé par « Black Independence movement », la volonté de la confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) de sortir de la « monnaie coloniale », le franc CFA.
Le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel Bassolma Bazié a indiqué que la nouvelle alliance – composée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger – mène un « combat ferme », pour sortir du FCFA.
« Il nous a été imposé le franc français qui est le franc des colonies françaises d’Afrique », affirme l’ancien ministre et de préciser: « le combat ferme est de sortir de cette monnaie coloniale ».
S’agissant des questions commerciales, Bassolma Bazié a affirmé que les peuples de l’AES vont consommer ce qu’ils vont produire mettant l’accent sur la transformation sur place des produits.
« Nous sommes engagés à produire et à consommer ce que nous produisons chez nous-mêmes. Nos produits seront transformés également sur place », a rassuré le président de la Commission nationale de la Confédération des Etats du Sahel.
L’ancien ministre a rappelé que l’AES est en pleine lutte. Une lutte, dit-il, « profondément révolutionnaire ». « Et cette révolution c’est contre les crimes humains qui ont été commis à travers le monde, c’est contre les crimes politiques et économiques, c’est contre les crimes sécuritaires et culturels », ajoute M. Bazié.
Il affirme qu’une lutte révolutionnaire est une lutte de « sacrifice et d’engagement ». « C’est une lutte d’espoir. L’Afrique a toujours été piétinée. L’ensemble des peuples du monde épris de justice, de paix et de souveraineté sont debout derrière ces trois présidents parce qu’ils portent le drapeau haut. C’est un espace de conquête de la souveraineté des peuples, de la liberté politique, économique, sécuritaire et culturelle », a expliqué l’ancien membre du gouvernement.
Il assure qu’on ne peut mener une telle lutte étant assis. « Que l’ensemble des loups à travers le monde comprennent que nous n’allons plus laisser nos chefs d’État assassinés comme des mouches. Ce qui se passe dans l’AES, c’est l’ensemble des peuples du monde épris de liberté qui sont en mouvement », a-t-il déclaré.

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