Cinq jours après la mutinerie avortée du 7 décembre, l’enquête ouverte par les autorités béninoises poursuit son cours et semble désormais concerner plusieurs acteurs politiques et militants. Ce vendredi, l’opposant Candide Azannaï a été interpellé à Cotonou, tandis que des mandats d’arrêt visant l’activiste panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi dit Kémi Seba et l’opposant Sabi Sira Korogoné ont été évoqués par des médias locaux.
L’interpellation de Candide Azannaï, ancien ministre délégué à la Défense dans le premier gouvernement de Patrice Talon et président du parti Restaurer l’Espoir, est survenue en milieu de matinée au siège de sa formation politique. Aucune communication officielle n’a, pour l’heure, précisé les éléments ayant motivé son arrestation. Selon les premières indications disponibles, cette mesure s’inscrirait dans la série de vérifications engagées après la tentative de déstabilisation déjouée le 7 décembre.
Concernant Kémi Seba et Sabi Sira Korogoné, les mandats d’arrêt mentionnés auraient été émis, selon la même source, par le parquet spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Toutefois, aucune confirmation publique n’a été fournie par les autorités judiciaires sur l’existence, la portée ou les motifs de ces mandats.
À ce stade, ni la Police républicaine ni le parquet n’ont communiqué sur les charges éventuellement retenues contre Candide Azannaï, ni sur l’avancement des investigations. Les contours précis de l’enquête demeurent donc évolutifs.
Burkina Yawana avec La Marina BJ

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