Les Etats-Unis annoncent renforcer leur coopération avec le Burkina

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Le chef du Bureau des affaires africaines des Etat-Unis arrive incessamment à Ouagadougou au Burkina Faso. Il devra rencontrer notamment le Président du Faso le Capitaine Ibrahim Traoré.

Après Bamako début février, le nouveau chef du Bureau des affaires africaines des Etats-Unis se rend à Ouagadougou au Burkina Faso. « Nick Checker, haut fonctionnaire du Bureau, se rend à Ouagadougou pour rencontrer des responsables burkinabè », annonce un communiqué du département d’Etat américain en charge des Affaires africaines.

« Il entend réaffirmer le respect des États-Unis pour la souveraineté du Burkina Faso et discuter des prochaines étapes pour renforcer la coopération et la concertation sur les intérêts communs en matière de sécurité et d’économie », précise le même communiqué.

Lundi 2 février 2026 – après plusieurs années de gel des relations entre Washington et les capitales sahéliennes – Nick Checker a été reçu par les autorités maliennes notamment le Président Assimi Goïta.

Comme son message de Ouagadougou, Nick Checker est allé témoigner le « respect des États-Unis pour la souveraineté du Mali et de leur volonté de tracer une nouvelle voie dans les relations bilatérales et de tourner la page sur les erreurs politiques commises ».

En réponse dans un message sur Facebook, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop qui l’avait rencontré a « salué cette nouvelle approche américaine » et a appelé à l’ »inscrire dans un cadre qui tienne compte des évolutions géopolitiques, particulièrement la dimension sous-régionale, à savoir la Confédération des États du Sahel (AES). »

Cette visite intervient à un moment marqué par des regains de tensions. Le Burkina, aux côtés du Mali et du Niger, forme l’Alliance des États du Sahel (AES), un bloc qui a officiellement rompu avec la Cedeao et réorienté ses partenariats stratégiques vers la Russie, la Chine ou encore avec la Turquie.

Les relations avec les pays de l’AES souffrent depuis mi-décembre des sanctions imposées par Washington contre les ressortissants de ces pays, interdits d’entrée sur le territoire américain. Deux semaines après, le Burkina Faso et le Mali avaient répliqué « par réciprocité » en interdisant de visas les Américains.

Reste que dans le contexte de la visite de Nick Checker à Bamako, l’Ambassade américaine au Mali avait rappelé que les discussions ont porté également sur une consultation avec le Burkina Faso et le Niger, « sur des intérêts communs en matière de sécurité et d’économie ».

Pourtant, le Sahel n’est pas un terrain nouveau pour Washington. Depuis le début des années 2000, la région est devenue un axe central de la politique sécuritaire américaine, avec une succession de programmes antiterroristes fondés sur la formation et l’équipement des armées locales. Les États-Unis ont notamment appuyé l’intervention française au Mali à partir de 2013 via le renseignement, le transport stratégique et le ravitaillement en vol.

L’investissement américain a été particulièrement massif au Niger, où Washington a dépensé plusieurs dizaines de millions de dollars pour la base d’Agadez et encore plusieurs millions sur dix ans pour un dispositif de drones armés et de surveillance. Cette architecture sécuritaire, patiemment construite pendant deux décennies, s’est cependant effondrée avec l’arrivée au pouvoir de leaders souverainistes notamment Assimi Goïta en 2020, Ibrahim Traoré en 2022 et Abdourahamane Tiani en 2023.


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