L’armée burkinabè a éliminé Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, 35 ans, un important cadre terroriste dans la région du Nakambé (ex-Centre-Est). Il a été neutralisé, de même que près d’une soixantaine de terroristes, le 16 janvier 2026, a annoncé samedi 4 avril 2026 par l’agence d’information du Burkina (AIB).
Le chef terroriste avait été promu par son organisation, le GSIM, comme « l’émir des terroristes » de la région du Nakambé et en juin 2023, les autorités ont mis sa tête à prix pour un montant de 175 millions de FCFA.
Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou faisait partie des plus grands terroristes recherchés par les autorités burkinabè.
« Les Forces combattantes ont neutralisé, le 16 janvier 2026, une soixantaine de terroristes entre Koogo et Menè, dans la province du Koulpélogo », a annoncé, samedi, l’agence d’Etat précisant que parmi les assaillants abattus se trouvait Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou (35 ans), l’émir des terroristes du Nakambé, au parcours sanglant.
Son élimination a eu lieu le 16 janvier 2026, dans le Koulpélogo. « Ce jour-là, alors que le soleil était au zénith, les boys ont tendu une embuscade entre Koogo et Menè à des terroristes affiliés au Groupe dit de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) », indique l’AIB.
Le média, citant des sources sécuritaires, affirme que « l’accrochage a été d’une rare violence, mais les soldats patriotes ont su relever le défi avec brio. »
« Au bilan, 57 criminels ont été tués au cours de l’affrontement, dont plusieurs cadres, parmi lesquels Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, ou encore Sékou Amadou », peut-on lire dans l’article de l’agence.
Originaire de Kankanmogré (province du Boulgou), le terroriste de 35 ans, était engagé dans les rangs des malfaiteurs depuis 2019. Le média déclare qu’il s’était formé dans la zone de Pama avant de parfaire son entraînement dans d’autres pays.
« Le chef terroriste était impliqué dans des attaques contre les Forces combattantes et les civils, des déguerpissements de populations, mais aussi dans des sabotages d’infrastructures (pylônes électriques et téléphoniques) et des destructions de cultures. Son champ d’action s’étendait des régions du Nakambé, du Gulmu, de la Sirba, de la Tapoa et du Soum, jusqu’à certains pays voisins », écrit l’agence d’information.
Il s’était particulièrement et tristement illustré dans les communes de Tenkodogo, Bittou et Bane, dans la province du Boulgou, ainsi qu’à Lalgaye, Yargatenga, Ouargaye, Sangha et Dourtenga, dans la province du Koulpélogo. L’agence d’Etat affirme que c’est au vu de ce parcours sanglant que Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, également connu sous le nom de Sékou Amadou, avait été promu émir du Nakambé par la hiérarchie du GSIM.

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