Burkina: Vers des prisons souveraines, loin des standards impérialistes

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Le Président du Faso Capitaine Ibrahim Traoré – en route pour Bobo-Dioulasso dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC) – a fait une escale au Centre pénitentiaire agricole de Baporo (CPAB) dans la province du Sanguié, région du Nando.

Une prison en milieu ouvert où des détenus pratiquent des activités de production agricole et pastorale. Le chef de l’État a rassuré les pensionnaires: « Nous ne souhaitons pas que nos prisons soient à l’image de celles des impérialistes. »

Selon la présidence du Faso dans son communiqué, à l’entame de la visite, un champ de maïs de 40 hectares exploité par les détenus en pleine saison sèche, est présenté au Chef de l’État qui saisit l’occasion pour décliner sa vision pour le système carcéral : « La prison doit être humaine. Nous sommes une société, nous ne sommes pas des barbares, nous ne sommes pas violents. Nous sommes une société africaine et en Afrique, le respect de l’Homme est une chose qui nous est intimement liée. Donc peu importe la situation dans laquelle se trouve un Homme, il faut qu’il ait un minimum de respect », souligne le Président Traoré.

Selon le Président du Faso, rapporte toujours le communiqué, l’introduction des peines de Travaux d’intérêt général (TIG) répond à la vision de permettre aux détenus de travailler pour la Nation, se former et apprendre un métier. « Nous ne souhaitons pas que nos prisons soient à l’image de celles des impérialistes. Nous avons décidé d’humaniser nos prisons (…) et nous allons réduire le nombre de nos prisons et les concentrer dans les zones de production comme celle-ci », a dit le Capitaine Ibrahim Traoré.

Il a invité les pensionnaires à garder le moral et à apprendre. « Le ministère en charge de la Justice va vous accompagner pour que vous soyez des citoyens modèles de demain », a rassuré le Chef de l’État.

‎Centre pénitentiaire à vocation agricole, le CPAB a réalisé une production de 240 tonnes en 2025 et pour l’année 2026, le centre ambitionne d’emblaver plus de 300 hectares pour une production attendue de 782, 5 tonnes, a précisé le communiqué de la présidence du Faso.


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