Après une série d’attaques coordonnées menées dans plusieurs villes du Mali, dont Bamako, la France a exprimé sa vive préoccupation. Paris condamne les violences visant civils et militaires et réaffirme la nécessité d’une stabilité durable dans le pays.
Le Mali a été frappé ce week-end par une série d’attaques coordonnées dans plusieurs villes, dont Bamako. Ces opérations, menées par des terroristes, ont atteint des cibles sensibles et provoqué un choc au sein de l’appareil sécuritaire. Sadio Camara, ministre de la Défense et figure centrale du pouvoir militaire, a été tué lors de ces événements.
Réagissant à ces événements, la France, selon une source diplomatique, condamne « avec la plus grande fermeté » les violences commises contre les populations (…) et exprime sa solidarité à l’égard du peuple malien. » La France affirme vouloir « l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables au Mali ».
Relations tendues entre Paris et Bamako
Les relations entre Bamako et Paris sont aujourd’hui marquées par une rupture diplomatique et sécuritaire quasi-totale, exacerbée par des expulsions réciproques de diplomates et l’arrêt définitif de toute coopération militaire et civile. La France a suspendu ses aides au développement et réduit sa présence diplomatique au minimum.
Dans un climat de méfiance profonde, où la France s’inquiète de l’influence russe tandis que Bamako dénonce des tentatives de déstabilisation, le dialogue politique est rompu malgré le maintien de flux commerciaux résiduels.

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