Dans un communiqué d’une virulence sans précédent, le Conseil des ministres du Niger a pointé du doigt la responsabilité de l’Élysée dans l’instabilité qui frappe le Mali et l’espace AES. Les autorités nigériennes dénoncent un parrainage du terrorisme « à visage découvert » par le régime d’Emmanuel Macron.
Une accusation frontale
Réagissant aux récentes attaques terroristes ayant visé le Mali, Niamey ne se contente plus de dénoncer une ingérence, mais parle de complicité active. « Ces entreprises funestes sont parrainées par des sponsors dont le chef de file, la France de Macron, vogue désormais dans les eaux troubles du terrorisme international, à visage découvert », indique le communiqué officiel.
Le « serment » de la terreur
L’accusation la plus grave porte sur une intention délibérée de déstabilisation. Le Niger mentionne explicitement un « serment » qu’aurait formulé le président français pour semer le chaos dans les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) avant la fin de son mandat. Pour Niamey, les groupes armés sur le terrain ne seraient que les exécutants d’une stratégie pensée à Paris.
Le Sahel face à son destin
Cette sortie confirme la rupture définitive entre le bloc AES et la France. En qualifiant la France de « sponsor » du terrorisme, le Niger durcit la ligne de défense commune du Burkina, du Mali et du Niger.
Le message est clair : la guerre menée contre les groupes terroristes est aussi une lutte pour la libération totale vis-à-vis des influences étrangères. Le Sahel n’entend plus subir, mais dénoncer et combattre ses adversaires, qu’ils soient dans les brousses ou dans les palais occidentaux.

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