À Gaoua, quand la jeunesse se mobilise pour bâtir le Faso !

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La ville de Gaoua a vibré au rythme de la cinquième édition de la « Nuit de la Jeunesse », un événement devenu incontournable dans le calendrier culturel et sportif de la région du Djôrô. Pendant deux jours, jeunes et moins jeunes se sont retrouvés autour d’activités sportives, culturelles et communautaires, dans un esprit de fraternité et de patriotisme.

Une initiative ancrée dans le temps

Lancée en 2018, la « Nuit de la Jeunesse » se tient tous les deux ans. Son promoteur, monsieur Paz Hien, se réjouit du chemin parcouru : « La Nuit de la Jeunesse est devenue une référence en matière de mobilisation de la jeunesse à Gaoua. C’est l’une des rares activités qui réunit des jeunes venus de toutes les régions du Burkina Faso, principalement de la région du Djôrô », a-t-il déclaré.

Paz Hien, Promoteur de la « Nuit de la jeunesse ». DR/ André Yameogo, envoyé spécial à Gaoua – Burkina Yawana

Conscient de l’évolution du contexte national, le promoteur souligne que l’événement a su s’adapter : « Nous mobilisons désormais les jeunes pour défendre le Burkina à travers le sport, la culture et les travaux d’intérêt général, notamment à travers le projet Faso Mêbo », a-t-il ajouté. L’objectif demeure clair : rassembler la jeunesse autour d’activités qui renforcent les liens fraternels et favorisent le partage.

Un programme riche et varié

La cinquième édition a proposé un programme structuré autour de trois temps forts : Un tournoi de Maracana baptisé « 24h Chrono », opposant 16 équipes en phases d’élimination directe tout au long de la journée du 1ᵉʳ mai ;

Des activités communautaires sur le site de Faso Mêbo, dans la matinée du 2 mai ;

Une soirée de clôture musicale au terrain de l’école A & B de Gaoua, avec une entrée entièrement gratuite et la présence d’artistes tels que Smarty, Dicko Fils, Kayawoto, Kid Boss et bien d’autres.

Le Maracana 24h Chrono : Barça sacré champion

Au terme d’une journée de compétition intense, ce sont les équipes surnommées Chelsea et Barça qui se sont disputé la finale. La première période a tourné à l’avantage de Barça, qui a ouvert le score sur un but à zéro. Malgré les efforts de Chelsea pour égaliser, le score est demeuré inchangé jusqu’au coup de sifflet final. Barça est ainsi sacré champion de la cinquième édition du Maracana de la Nuit de la Jeunesse.

Hercule Hien, Représentant de l’équipe victorieux. Barça. DR/ André Yameogo, envoyé spécial à Gaoua – Burkina Yawana

Hercule Hien, représentant de l’équipe victorieuse, s’est exprimé avec enthousiasme à l’issue de la compétition : « C’est une belle initiative qui mérite d’être accompagnée et soutenue. La compétition a été rude, tant à cause du niveau des adversaires que de la chaleur du soleil. Nous remercions les organisateurs et les encourageons à poursuivre dans cette voie », a-t-il indiqué.

De son côté, Moussa Sankara, capitaine de l’équipe finaliste Chelsea, a préféré retenir l’essentiel: « L’objectif de ce tournoi est d’unir la jeunesse et de renforcer la cohésion sociale. C’est la jeunesse de Gaoua qui a gagné. L’année précédente, nous étions champions, et terminer vice-champions cette année, c’est déjà honorable. Nous avons participé avant tout dans un esprit de fair-play et pour soutenir les organisateurs. »

Moussa Sankara, Capitaine de l’équipe vice-championne. Chelsea. DR/ André Yameogo, envoyé spécial à Gaoua – Burkina Yawana

Faso Mêbo : la jeunesse au service de la cité

Dans la matinée du samedi 2 mai, les participants se sont mobilisés sur le site de Faso Mêbo de Gaoua pour des travaux d’intérêt général. Le promoteur Paz Hien a lancé un appel vibrant à la jeunesse locale : « Même ceux qui n’ont pas de ciment à apporter sont les bienvenus. Nous avons avant tout besoin de bras et de bonne volonté », explique-t-il.

Les organisateurs sur le site de Faso Mêbo de Gaoua. DR/ André Yameogo, envoyé spécial à Gaoua – Burkina Yawana

Au bilan, Paz Hien se dit très satisfait de l’engouement suscité par cette édition : « La ville de Gaoua n’avait jamais connu une telle mobilisation auparavant. C’est une amélioration significative par rapport aux éditions précédentes. »

La « Nuit de la Jeunesse » confirme ainsi son statut d’événement fédérateur, porteur des valeurs de solidarité, de patriotisme et de cohésion sociale, dont la jeunesse burkinabè a plus que jamais besoin.

André Yameogo, stagiaire (envoyé spécial)


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