Tchad : Mahamat Idriss Déby aux chefs d’État africains : « Il ne faut pas qu’on nous manipule »

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L’attaque sanglante contre un camp militaire tchadien, qui a coûté la vie à 23 soldats, a provoqué une onde de choc dépassant les frontières du Tchad.

Au-delà du deuil national, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno a profité de ce moment de douleur pour interpeller directement ses pairs. Son message aux chefs d’État du continent est sans équivoque et résonne comme un avertissement contre les influences extérieures qui pèsent sur la sécurité régionale.

Le Tchad, engagé depuis des décennies sur le front de la lutte contre le terrorisme, se trouve aujourd’hui à une croisée des chemins. Pour le président tchadien, la persistance de l’insécurité ne peut plus être déconnectée des manœuvres étrangères. En demandant aux dirigeants africains de refuser la manipulation, il met en lumière les agendas cachés de certaines puissances qui, sous le manteau de l’assistance militaire, maintiennent parfois le continent dans un cycle de dépendance et d’instabilité.

Ce discours trouve un écho particulier au Burkina Faso et dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il souligne une prise de conscience croissante sur la nécessité d’une autonomie stratégique totale.

Le Maréchal appelle à une « décolonisation » de la pensée sécuritaire, où les solutions sont pensées et exécutées par des Africains, pour des Africains.

L’analyse de cette sortie médiatique suggère une volonté de rompre avec les vieux schémas de coopération. En identifiant les jeux doubles et en prônant une responsabilité continentale, Mahamat Idriss Déby Itno invite à une unité africaine qui ne soit plus de façade. L’objectif est clair : boucher les brèches que les divisions internes ouvrent aux groupes terroristes et à leurs soutiens occultes.

En définitive, ce cri du cœur renforce une certitude désormais partagée par de nombreux peuples du continent. Le sacrifice des soldats ne doit plus servir des intérêts étrangers. Si les chefs d’État africains entendent cet appel, cela pourrait marquer le début d’une nouvelle ère où la prise de conscience collective devient le rempart ultime contre la manipulation et le chaos.


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Une réponse à « Tchad : Mahamat Idriss Déby aux chefs d’État africains : « Il ne faut pas qu’on nous manipule » »

  1. Avatar de Jeunedame seret

    Huuummmm….. Le soleil se lève! Mais attention aux nuages et autres intempéries de saison.

    J’aime

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