Après sa sortie du 9 mai dernier sur l’avenir de la musique burkinabè, le parolier Donsharp de Batoro a publié un message d’excuses publiques. Un geste fort qui privilégie la fraternité au sein de l’industrie culturelle nationale.
Par la Rédaction
L’univers culturel burkinabè a vibré ces derniers jours au rythme des réactions suscitées par la récente intervention de Donsharp de Batoro. Le 9 mai 2026, lors d’une prestation face à un public jeune, l’artiste s’était exprimé sur l’avenir de la musique locale, citant nommément certains acteurs du milieu. Face à la vague d’incompréhensions et de mécontentements engendrée par la diffusion d’une séquence vidéo sur les réseaux sociaux, le « griot des temps modernes » a choisi la voie de la sagesse africaine en présentant ses excuses officielles.
« Ma langue a trébuché »
Dans un communiqué empreint de solennité, Donsharp de Batoro a tenu à clarifier son intention initiale, qu’il qualifie de « noble », tout en reconnaissant les maladresses de son discours. « L’intention était noble mais ma langue a trébuché. Je suis sincèrement désolé », a-t-il admis, formulant ses regrets à l’endroit de la nation burkinabè, de ses collègues artistes et de l’ensemble des mélomanes touchés par ses propos.
L’artiste a également adressé un message spécifique à son confrère Kosa Pic, qui s’était retrouvé au cœur de la polémique. Donsharp a fermement rejeté toute volonté de division ou de manque de respect envers le parcours et le travail de ce dernier : « Mon intention n’a jamais, au grand jamais été de semer la division ni de manquer de respect au travail et au parcours de quelqu’un ».
L’unité culturelle au-dessus des divergences
Au-delà de la démarche de pardon, cette sortie du parolier rappelle les fondements essentiels qui doivent régir l’écosystème artistique au Burkina Faso. Alors que la culture reste un pilier majeur du rayonnement international et de la cohésion interne du pays, la solidarité entre générations d’artistes s’impose comme une nécessité absolue.
« Nous appartenons tous à une même industrie culturelle, et malgré nos différences de visions, de genres musicaux ou d’opinions, nous devons préserver les valeurs de respect, d’unité et de fraternité qui font avancer la musique burkinabè », a souligné Donsharp de Batoro.
En plaçant la grandeur de sa Djeliya (l’art du griot) et de son Africanité au centre de sa démarche, l’artiste transforme cette épreuve en une leçon de maturité. Ce dénouement rappelle que, malgré les passions que déchaîne le milieu du show-business, l’intérêt supérieur de la culture burkinabè doit toujours prévaloir.
La musique burkinabè, forte de sa diversité, ne pourra s’imposer durablement que dans une dynamique collective et constructive.

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