C’est le chiffre choc de cette session. Ce jeudi 28 mai 2026, lors d’une conférence de presse conjointe, le Professeur Moumouni Zoungrana, ministre en charge de l’Enseignement secondaire, et Jacques Sosthène Dingara, ministre en charge de l’Enseignement de base, ont dévoilé le coût global de l’organisation des examens nationaux qui s’élève à plus de 27 milliards de FCFA. Une enveloppe colossale à la mesure du défi logistique, sécuritaire et humain indispensable pour encadrer plus de 700 000 candidats à travers le pays dès le 2 juin prochain. Décryptage d’une session 2026 placée sous le signe de l’investissement, de l’innovation et de l’inclusion.

27 milliards de FCFA : l’effort de guerre logistique et numérique
Financer les examens nationaux au Burkina Faso représente un défi financier majeur. Cette enveloppe globale de 27 milliards de FCFA est mobilisée pour faire tourner une immense machine humaine et technologique. Elle finance notamment le déploiement du Système intégré de gestion des examens et concours (SIGEC), le logiciel qui modernise la gestion des acteurs et bloque définitivement les doubles réquisitions d’enseignants. Cet argent soutient également la décentralisation inédite de la reproduction et de la distribution des sujets pour le CEP, tout en prenant en charge les indemnités de surveillance, les corrections et la sécurisation de l’ensemble des centres d’examen.
La radiographie des effectifs avec plus de 700 000 candidats sur la ligne de départ
Cet investissement massif répond directement à la poussée des effectifs et aux nouveaux choix d’orientation au niveau des deux ordres d’enseignement. Au niveau de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle, les autorités attendent 373 631 candidats, avec une très forte coloration féminine puisque les filles représentent 212 450 des inscrits, soit plus de 56% de l’effectif total. Dans le détail, le BEPC reste le grand moteur de cette session avec 218 049 candidats cette année contre 206 216 en 2025, ce qui représente une hausse de près de 12 000 postulants. La dynamique des filières professionnelles se confirme elle aussi avec 30 456 candidats, soit plus de 3 800 apprenants supplémentaires en un an. À l’inverse, le Baccalauréat affiche une légère baisse de régime avec 105 984 candidats répartis dans 433 jurys. Cette baisse traduit l’efficacité de la politique d’orientation progressive des élèves vers les métiers techniques dès le premier cycle. Du côté de l’enseignement de base, le Certificat d’études primaires (CEP) suit une courbe ascendante avec 341 732 candidats à l’assaut du premier diplôme scolaire, soit une augmentation de 3 139 élèves par rapport à la session précédente.
Justice sociale et inclusion : le prix de l’équité
Une partie importante de l’effort financier et organisationnel est dédiée à la justice sociale. Pour cette session 2026, les autorités ont mis un point d’honneur à adapter les conditions de composition pour les candidats en situation de handicap, notamment pour le CEP. Des aménagements spécifiques seront déployés dans les centres d’examen afin de garantir à ces enfants une totale égalité des chances face aux épreuves.
Le calendrier des épreuves écrites à retenir
Les épreuves sportives étant déjà bouclées depuis le lancement du 5 mai dernier, place désormais aux compositions écrites. Pour le Certificat d’études primaires (CEP) et le concours d’entrée en sixième, les épreuves se dérouleront du mardi 2 au jeudi 4 juin 2026, et les délibérations sont attendues pour le jeudi 18 juin 2026. Concernant le BEPC et le Baccalauréat, les premières compositions écrites débuteront également le mardi 2 juin 2026, les proclamations de résultats suivant le calendrier propre à chaque jury.

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