« Laissez-les tranquilles ! », quand le Président du Gabon défend l’AES face à la France

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C’est un pavé dans la mare du paysage médiatique occidental, et une déclaration qui résonne avec une force singulière au cœur de l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Invité sur le plateau d’une chaîne de télévision française, le président de la transition gabonaise, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, n’est pas passé par quatre chemins pour renvoyer les donneurs de leçons à leurs chères études. Interpellé sur la situation au Sahel, le dirigeant gabonais a opposé une fin de non-recevoir catégorique aux velléités d’ingérence.

Par la Rédaction / Burkina Yawana

« C’est vous qui parlez toujours du Sahel. Il faut les laisser tranquilles ! », a-t-il lancé avec fermeté, coupant court aux narratifs condescendants habituels. Pour Oligui Nguema, la position face aux mutations profondes qui secouent le continent est claire : le respect absolu de la volonté des peuples et de leurs dirigeants. « Il faut les accompagner. Ce sont des États souverains. On ne peut pas imposer des choses à un chef d’État », a-t-il martelé, rappelant une vérité que certains feignent encore d’oublier à Paris.

Des solutions africaines aux problèmes africains

Ce recadrage magistral vient conforter la vision portée par les transitions révolutionnaires du Sahel. Loin des sanctions économiques et des pressions diplomatiques téléguidées depuis l’extérieur, le président gabonais prône une approche endogène et solidaire des défis du continent. « Ce sont des problèmes africains, on trouvera des solutions africaines », a insisté le chef de l’État gabonais. Un principe de souveraineté et d’auto-détermination qui fait écho aux aspirations profondes des populations de l’espace AES, déterminées à prendre leur destin en main sans interférence étrangère.

Fin de la Françafrique : Vers un changement radical de paradigme

L’onde de choc de cette interview ne s’est pas arrêtée au cas du Sahel. Interrogé sur l’avenir des relations entre Libreville et Paris, le Général Oligui Nguema a acté la fin d’une époque, celle de la subordination. Le mot d’ordre est désormais clair : égalité et respect mutuel.

Pour le dirigeant gabonais, il est temps de « changer de paradigmes » dans les rapports avec l’ancienne puissance coloniale. « La France est un État indépendant, le Gabon aussi l’est », a-t-il rappelé avec une lucidité désarmante. Une manière de signifier que l’ère des chasses gardées et du tête-à-tête asymétrique est définitivement révolue.

Alors que le Sahel montre la voie d’une décolonisation totale et assumée, cette prise de position d’un leader d’Afrique centrale prouve que le logiciel géopolitique du continent est en train de muter à grande vitesse. Les lignes bougent, et plus rien ne sera comme avant.


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