Voici les vraies raisons de la rareté du ciment au Burkina Faso

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Par la rédaction / Burkina Yawana

La situation autour de la commercialisation du ciment préoccupe au plus haut point les autorités de contrôle. Ce jeudi 11 juin 2026, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a animé un point de presse pour dénoncer des dérives majeures et faire toute la lumière sur les perturbations qui secouent actuellement le marché national.

Des pratiques illicites pointées du doigt

Le constat de la BMCRF est sans appel : le circuit de distribution du ciment est aujourd’hui gangrené par des pratiques illicites. Selon les responsables de la brigade, ces agissements, orchestrés par certains distributeurs peu scrupuleux, entretiennent volontairement une spéculation artificielle sur les prix au détriment des consommateurs.

Face à cette situation qui fragilise le secteur de la construction, la BMCRF a réaffirmé sa ferme volonté de traquer les contrevenants et d’assainir le marché.

Les facteurs structurels de la crise

Au-delà de la spéculation, la tension actuelle s’explique par une combinaison de facteurs structurels et logistiques majeurs.

Le Coordonnateur général de la BMCRF (milieu) en pleine conférence de presse. DR/ Page Facebook BMCRF. Montage – Burkina Yawana

Sanibè Faho, Coordonnateur Général de la BMCRF, a tenu à clarifier les origines profondes de cette rareté.

D’une part, le pays fait face à une demande nationale en forte hausse. D’autre part, des retards importants sont enregistrés dans l’acheminement des matières premières depuis les corridors du Togo et de la Côte d’Ivoire, qui constituent les principaux axes d’approvisionnement du pays. À cela s’ajoutent les délestages d’électricité persistants, qui continuent d’affecter durement le rythme de la production des usines locales.

Une production nationale pourtant en hausse

Malgré ce tableau parsemé d’embûches, tout n’est pas noir. La BMCRF a en effet révélé une note positive : la production nationale de ciment a enregistré une hausse globale. C’est une preuve de la résilience de notre tissu industriel qui, malgré les contraintes logistiques et énergétiques, s’efforce de maintenir le cap pour approvisionner le pays.

Ce qu’il faut retenir : Si les difficultés d’approvisionnement et d’énergie sont bien réelles, la hausse des prix sur le terrain est artificiellement gonflée par des pratiques frauduleuses. La BMCRF promet de maintenir la pression pour que le ciment reste accessible à tous les Burkinabè.


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