« L’AES n’est pas pauvre », assure Bassolma Bazié

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À l’ouverture de la 4ᵉ rencontre des ministres de l’Industrie, du Commerce et du Secteur privé de la Confédération des États du Sahel (AES) ce lundi 15 juin 2026, Bassolma Bazié a tapé du poing sur la table prônant l’intégration économique au sein de l’espace. Le message du Président de la Commission nationale de la Confédération (CN-CES) est limpide : il est temps de lever définitivement les obstacles qui plombent le développement de l’espace commun et d’assumer la puissance économique du bloc.

Par la rédaction – Burkina Yawana 

Présidée par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, cette rencontre de haut niveau réunit les décideurs politiques et les capitaines d’industries du Burkina Faso, du Mali et du Niger. L’enjeu est capital : passer à la vitesse supérieure pour bâtir une économie souveraine, résiliente et prospère, loin des dictats extérieurs.

L’économie, le nerf de la souveraineté sahélienne

Pour Bassolma Bazié, la vision des Chefs d’État de l’AES ne peut se concrétiser sans un ancrage économique puissant. L’indépendance politique et sécuritaire passe impérativement par l’autosuffisance et l’intégration des marchés. « Dans cette dynamique, le secteur privé, aux côtés de l’Etat, doit jouer pleinement sa partition dans la création d’emplois, l’industrialisation et l’intégration économique de notre espace », a martelé le Président de la CN-CES.

Face aux défis qui freinent encore l’élan de la Confédération, l’heure n’est plus aux initiatives isolées, mais aux réponses concertées et ambitieuses. Cette 4ᵉ session ministérielle doit ainsi marquer un tournant décisif dans l’élimination des barrières tarifaires et administratives qui grippent le marché confédéral.

Un bloc riche de ses ressources et de ses hommes

Bassolma Bazié a profité de cette tribune pour rappeler une vérité essentielle et briser les complexes : le bloc AES n’est pas pauvre. Bien au contraire, le Burkina Faso, le Mali et le Niger regorgent de richesses naturelles stratégiques, d’expertises locales et d’un savoir-faire unique. Toutes ces potentialités ne demandent qu’à être connectées pour faire émerger un modèle économique propre à l’AES, capable de répondre durablement aux aspirations des populations.

Ce rendez-vous de Ouagadougou dépasse le cadre de la simple formalité protocolaire. Les ministres s’appuient sur les travaux intenses des experts qui se sont réunis les 13 et 14 juin. Ces assises techniques ont permis d’évaluer minutieusement les décisions passées et de formuler des propositions concrètes pour booster la production locale et industrielle, fluidifier les échanges commerciaux entre les trois pays et bâtir des infrastructures interconnectées pour un marché sahélien unifié.

Le ton est donné. L’AES avance pas à pas vers sa mue économique, et le secteur privé est désormais attendu au tournant pour transformer le potentiel sahélien en une prospérité palpable et partagée.


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