Burkina : Une association suspendue et deux prédicateurs interdits de prêche

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Le message est clair : aucune dérive menaçant l’unité nationale ou les valeurs morales du Burkina Faso ne sera tolérée. À travers trois nouveaux arrêtés, le ministère en charge de l’Administration territoriale vient de suspendre une association religieuse aux pratiques suspectes et d’interdire de prêche deux individus pour des discours jugés radicaux. Dans cette phase cruciale de l’histoire du pays où le vivre-ensemble et la cohésion sociale sont des remparts non négociables, l’autorité publique veille au grain.

Par la rédaction / Burkina Yawana

Le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité a publié une série de décisions fortes qui sonnent comme un sérieux rappel à l’ordre dans le milieu associatif et confessionnel.

« Tabernacle des fils du royaume de Saint Esprit » : Entre dérive morale et soupçons financiers

Le premier coup de balai concerne l’association religieuse dénommée « Tabernacle des fils du royaume de Saint Esprit ». Reconnue depuis mai 2020, cette organisation est officiellement suspendue pour une durée de trois mois renouvelable.

Au-delà d’un simple problème d’irrégularité administrative lié au non-renouvellement de ses instances, ce sont les autres motifs inscrits dans l’arrêté qui interpellent. L’association est en effet visée par des faits présumés de dépravation de mœurs et de blanchiment de capitaux. Des accusations d’une extrême gravité pour une entité censée guider les consciences, et qui justifient pleinement cette mise à l’écart conservatoire le temps que la lumière soit faite.

Prêches radicaux : Omar Sankara et Idrissa Sawadogo interdits de parole

La seconde décision du ministère s’attaque directement aux discours de division, un poison que le Burkina Faso refuse de laisser prospérer sur son sol. Deux prédicateurs ont été ciblés et interdits, jusqu’à nouvel ordre, de toute activité de prêche, de prédication et d’enseignement religieux sur toute l’étendue du territoire national.

Le premier arrêté individuel frappe le Omar Sankara, âgé de 39 ans et né à Ouagadougou. Le second vise Idrissa Sawadogo, âgé de 53 ans et né à Bokin Song-naba. Pour les deux hommes, le motif retenu par l’autorité est le même, à savoir la tenue de propos radicaux de nature à compromettre la cohésion sociale et le vivre-ensemble. En clair, l’État refuse que les tribunes religieuses soient transformées en tremplins pour l’extrémisme ou la discorde entre Burkinabè.

La patrie d’abord, la discipline toujours

Ces mesures du ministère de l’Administration territoriale envoient un signal de fermeté à tous les acteurs de la société civile et des communautés religieuses. La liberté de culte et d’association reste garantie, mais elle ne saurait servir de bouclier pour masquer l’illégalité, l’enrichissement suspect ou la déstabilisation de notre tissu social. À l’heure où chaque Burkinabè doit faire corps avec la patrie, la discipline et le respect strict des lois de la République s’imposent à tous.


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