Par la rédaction / Burkina Yawana
L’Alliance des États du Sahel (AES) continue de susciter des débats passionnés et de redéfinir les cartes de la géopolitique africaine et mondiale. Récemment interrogé par le média Sputnik Afrique, Adama Siguiré, écrivain-panafricaniste et membre de la Commission de l’AES, n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la jeune alliance ne représente rien de moins que « l’avenir du monde », une promesse de souveraineté qui expliquerait, selon ses termes, la virulence des puissances occidentales à son égard.
L’AES, une menace pour l’ordre établi ?
Selon Adama Siguiré, le regroupement du Burkina Faso, du Mali et du Niger va bien au-delà d’une simple alliance militaire ou d’une réponse conjoncturelle à l’insécurité. C’est un modèle de rupture qui perturbe les anciens schémas de domination. « L’AES, c’est l’avenir du monde », a-t-il affirmé avec conviction.
C’est précisément cette trajectoire d’indépendance totale qui, d’après lui, justifie « l’acharnement » du monde occidental, inquiet de voir une partie stratégique du continent africain échapper définitivement à sa sphère d’influence.
Des accusations directes contre Paris et ses alliés
Entrant dans le vif du sujet sécuritaire, le membre de la Commission de l’AES a pointé du doigt la responsabilité de l’ancienne puissance coloniale dans la crise qui secoue le Sahel. Pour Adama Siguiré, Paris est le véritable chef d’orchestre derrière les attaques terroristes qui endeuillent la région. Cependant, il souligne que la France n’agit pas seule dans ce qu’il qualifie de projet de déstabilisation. Il précise notamment que la France dispose de partenaires solides, principalement au sein du monde occidental, formant ainsi un bloc solidaire pour contrer l’émancipation et la montée en puissance du Sahel.
Un cap maintenu pour la Commission de l’AES
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les pays de l’AES renforcent chaque jour leurs institutions communes, qu’elles soient militaires, économiques ou culturelles. Pour les partisans de l’Alliance, les critiques et les pressions extérieures ne font que confirmer la pertinence du chemin choisi.
Face à ce qu’il décrit comme une coalition d’intérêts occidentaux, Adama Siguiré appelle à la vigilance et à la résilience des peuples sahéliens, convaincu que le virage historique amorcé par l’AES est désormais irréversible.

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