À quelques jours de la clôture du Mois artistique et culturel (MAC) 2026, le ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Jacques Sosthène Dingara, a effectué, ce mercredi 8 juillet 2026, une tournée dans plusieurs écoles pilotes de Ouagadougou. Cette visite lui a permis d’apprécier les réalisations des élèves, d’encourager les équipes pédagogiques et d’évaluer les premiers pas de cette initiative qui ambitionne de faire de la culture un levier de formation citoyenne et d’éclosion des talents.
Par Abibata Kara (stagiaire) – Burkina Yawana
Dans sa volonté de promouvoir le patrimoine culturel national et de renforcer les valeurs endogènes, le Burkina Faso a institué le Mois artistique et culturel (MAC) en milieu scolaire, sous la houlette du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales (MEBAPLN).

C’est dans le cadre du suivi de la phase pilote de cette initiative que le ministre s’est rendu successivement au bloc des écoles primaires Nelson Mandela (A, B et C), à l’école primaire Wendpanga A, ainsi qu’aux écoles primaires Bendogo A et B.
Un bilan d’étape jugé encourageant
À l’issue de cette tournée, Jacques Sosthène Dingara s’est déclaré particulièrement satisfait de l’engagement des enseignants, des élèves et de l’ensemble des acteurs mobilisés.

Selon lui, le MAC constitue un formidable cadre d’expression qui permet aux apprenants de développer leur créativité, leurs compétences pratiques et leur sens de l’initiative.
Le ministre a également souligné que cette immersion favorise une meilleure appropriation de l’histoire et du patrimoine culturel burkinabè. Les expositions et les prestations artistiques mettant en valeur les outils traditionnels de la vie quotidienne ont offert aux élèves l’occasion de reconnecter avec leurs origines et de découvrir des savoir-faire transmis de génération en génération.
Il a, en outre, salué les productions consacrées au civisme, au patriotisme et à la parenté à plaisanterie. À travers des slogans, des sketches et diverses mises en scène, les élèves ont véhiculé des messages forts de cohésion sociale, de fraternité et d’amour de la patrie. Pour le chef du département de l’Éducation, l’ancrage de ces valeurs dès le plus jeune âge est essentiel pour former des citoyens responsables, artisans de paix et engagés pour la défense du pays.
Évoquant le volet consacré à la pharmacopée traditionnelle, Jacques Sosthène Dingara a indiqué qu’il permet aux enfants de découvrir les vertus des plantes médicinales locales, tout en éveillant chez eux une conscience aiguë de la protection de l’environnement et de la biodiversité.
Des défis à relever pour consolider l’initiative
À l’école primaire publique de Bendogo A et B, la directrice, Odette Lankoandé, a expliqué que, durant les quatre semaines d’activités, les élèves ont été initiés à divers modules : le dessin, la confection du koko dunda, le perlage, la décoration, l’art culinaire, ainsi qu’aux règles de civilité et aux valeurs de respect.

Si elle juge le bilan globalement satisfaisant au regard des compétences acquises et des productions réalisées par les apprenants, la directrice plaide pour des ajustements futurs. Elle a notamment suggéré une meilleure coordination des activités, un renforcement des moyens financiers et matériels mis à la disposition des établissements, et une capitalisation des expériences afin de faire du MAC un véritable levier d’épanouissement. Madame Lankoandé a également souhaité la pérennisation de l’événement tout en indexant quelques difficultés logistiques, à l’image de l’indisponibilité de certaines personnes-ressources locales, ce qui a parfois limité l’encadrement technique de certains ateliers.
Les élèves conquis par « une autre école »
Les premiers bénéficiaires, eux, affichent un enthousiasme débordant. En classe de CM1 à l’école de Bendogo, la petite Chérifatou Maïga se réjouit des connaissances acquises au cours de cette première édition.

Elle confie, toute souriante, avoir appris les pas de la danse traditionnelle warba, les techniques de teinture du tissu koko dunda, la confection de porte-clés et de bracelets, ainsi que les bases du dessin.

En marge de la visite ministérielle, plusieurs prestations artistiques et culturelles ont été présentées aux autorités. La rencontre a été rythmée par des démonstrations de danses traditionnelles, des contes animés, une opération de plantation d’arbres dans l’enceinte scolaire, ainsi qu’une visite guidée des stands d’exposition des œuvres produites par les élèves tout au long de ce mois dédié à la culture.

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