Terminé les tarifs fixés à la tête du client dans les écoles privées du Burkina !

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C’est le sujet qui fait trembler les portefeuilles des parents à chaque rentrée scolaire. Le ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales (MEBAPLN) vient de taper du poing sur la table. Un nouvel arrêté (n°2026-101, signé le 10 juillet 2026) vient encadrer strictement les frais de scolarité dans les écoles maternelles (préscolaire) et primaires privées du pays. Chez Burkina Yawana, on décrypte pour vous cette réforme qui promet de faire bouger les lignes.

Par la rédaction – Burkina Yawana

Fini les « frais cachés » : Qu’est-ce qui est inclus ?

Pour éviter que les factures ne s’allongent mystérieusement en cours d’année, le ministère clarifie la définition des « frais de scolarité ». Désormais, le montant global exigé aux parents doit obligatoirement englober les frais d’inscription, la carte scolaire, l’abonnement à la bibliothèque ainsi que la fameuse et incontournable contribution en rames de papier.

Ce que ça change : Les promoteurs d’écoles ne pourront plus facturer ces éléments séparément pour gonfler artificiellement la note finale.

Le prix selon la zone : Trois tarifs géographiques

Le premier grand critère de régulation repose sur la géographie. L’arrêté divise le territoire en trois zones distinctes. La première zone regroupe les grands centres urbains que sont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. La deuxième zone concerne les chefs-lieux de province et certaines communes périurbaines ou urbaines ciblées. Enfin, la troisième zone englobe les espaces ruraux et les zones non loties des villes.

Une notation sur 100 points pour classer les écoles

Pour fixer les tarifs de manière équitable, l’État a mis en place un barème d’évaluation très précis noté sur 100 points. Plus une école obtient de points, plus elle pourra prétendre à un niveau de frais élevé. Ce barème est divisé équitablement en deux grands piliers.

Le niveau d’investissement (Sur 50 points)

Le ministère va évaluer le confort et la sécurité des infrastructures de chaque établissement. Les contrôleurs vérifieront la qualité des bâtiments, la présence d’une clôture et d’un dispositif de sécurisation. Les besoins de base comme l’accès à l’eau potable, des latrines fonctionnelles et une source d’énergie stable seront aussi pris en compte. Enfin, la note intégrera la présence d’équipements comme les salles informatiques, la bibliothèque, le réfectoire, les infrastructures sportives, ainsi que les aménagements spécifiques aux tout-petits comme les salles de repos et les aires de jeux.

La qualité de l’éducation (Sur 50 points)

Parce que de beaux bâtiments ne suffisent pas, la pédagogie compte pour la moitié de la note. Les critères évalueront la qualification, l’expérience et la stabilité des enseignants. L’apprentissage effectif des technologies (TIC), de l’anglais et des langues nationales pèsera lourd, tout comme les résultats scolaires globaux. Pour finir, le ministère surveillera les effectifs par classe afin d’éviter le surpeuplement, ainsi que la formation continue du personnel.

Le nouveau barème des frais de scolarité maxima autorisés

Les plafonds tarifaires imposés par le ministère sont calculés en combinant la catégorie de l’établissement et sa zone d’implantation géographique, reflétant les réalités économiques des différentes localités du pays.

Pour les grandes métropoles de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, les tarifs maximaux au préscolaire s’élèvent à 50 000 FCFA pour la catégorie une, 100 000 FCFA pour la catégorie deux et 150 000 FCFA pour la catégorie trois. Au niveau de l’enseignement primaire dans ces mêmes deux villes, les limites sont fixées à 40 000 FCFA pour la catégorie une, 80 000 FCFA pour la catégorie deux et 150 000 FCFA pour la catégorie trois.

Dans les chefs-lieux de provinces ainsi que dans certaines communes spécifiques comme Saaba, Pabré, Komsilga, Koubri, Tanghin-Dassouri, Komki-Ipala, Pouytenga, Bittou, Garango et Niangoloko, les prix sont légèrement réajustés. Les frais de scolarité au préscolaire ne pourront pas dépasser 40 000 FCFA en catégorie une, 80 000 FCFA en catégorie deux et 125 000 FCFA en catégorie trois. Pour le primaire dans ces mêmes localités, les plafonds sont de 30 000 FCFA pour la catégorie une, 60 000 FCFA pour la catégorie deux et 125 000 FCFA pour la catégorie trois.

Enfin, pour les zones rurales et les zones non loties des villes, l’État a prévu des tarifs encore plus sociaux. Au préscolaire, les limites sont de 30 000 FCFA pour la catégorie une, 50 000 FCFA pour la catégorie deux et 75 000 FCFA pour la catégorie trois. Pour le cycle primaire dans ces zones, les parents ne débourseront pas plus de 25 000 FCFA en catégorie une, 40 000 FCFA en catégorie deux et 60 000 FCFA en catégorie trois.

Un appel au civisme et à la transparence

Le ministère invite chaleureusement les promoteurs d’écoles privées, les parents d’élèves et tous les acteurs du système éducatif à s’approprier ce texte de loi. L’objectif est double : protéger le pouvoir d’achat des familles burkinabè tout en garantissant un cadre d’apprentissage digne et sécurisé pour nos enfants.


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Une réponse à « Terminé les tarifs fixés à la tête du client dans les écoles privées du Burkina ! »

  1. Avatar de
    Anonyme

    Par exemple les lycée privée professionnelle bac F3 on te demande 224000 s il vous pouvez revoir le prix s allait aidé Les parents

    J’aime

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