La SOPAMIB Bouboulou SA a officiellement remis, le vendredi 17 juillet 2026, deux infrastructures routières totalisant 5,8 kilomètres aux populations riveraines de la mine d’or de Bouboulou, dans la commune de Yako, province du Passoré. Entièrement financés par la société à hauteur de plus de 200 millions de FCFA, ces ouvrages illustrent la volonté de l’entreprise publique de placer la responsabilité sociétale au cœur de son action, avant même le démarrage de l’exploitation minière.
Présidée par le Haut-Commissaire de la province du Passoré, Daouda Sangaré, la cérémonie a réuni les autorités administratives, coutumières et religieuses, les représentants de la SOPAMIB Bouboulou ainsi que les populations bénéficiaires.
Par André Yameogo, stagiaire (envoyé spécial) – Burkina Yawana
Dans son allocution de bienvenue, le Président de la Délégation spéciale de la commune de Yako, Boukaré Zomodo, a salué une initiative qui vient renforcer les infrastructures de la commune et améliorer durablement les conditions de vie des habitants.

Selon lui, ces routes constituent un levier essentiel de développement en facilitant la mobilité des personnes, le transport des biens ainsi que l’accès aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation.
Le premier responsable de la commune a également rendu hommage à la SOPAMIB Bouboulou pour son sens des responsabilités, soulignant que la réalisation de ces infrastructures avant même l’entrée en production de la mine traduit une véritable volonté d’accompagner le développement des communautés riveraines.

Il a, par ailleurs, remercié les autorités coutumières, les leaders communautaires et les populations pour leur esprit de collaboration tout au long de la mise en œuvre du projet, avant d’inviter les bénéficiaires à préserver ces ouvrages et à respecter le Code de la route afin d’en garantir la durabilité.
Prenant la parole, le Directeur général de la SOPAMIB Bouboulou SA, Yannick Clovis Sanou, a rappelé que l’entreprise, détenue à 100 % par l’État burkinabè, inscrit son action dans la vision des plus hautes autorités visant à faire des ressources minières un véritable moteur du développement national.

Il a annoncé que les travaux ont permis la réalisation de deux routes en terre battue totalisant 5,8 kilomètres, reliant Pelegtenga à Sabou sur 3,6 kilomètres et Pelegtenga au site minier de Bouboulou sur 2,2 kilomètres. Conçues avec des ouvrages de franchissement des zones inondables, ces infrastructures demeureront praticables même pendant la saison des pluies.
Le Directeur général a indiqué que ces réalisations constituent la première phase d’un vaste programme de développement communautaire qui prévoit des investissements dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’autonomisation des femmes, de la promotion des activités génératrices de revenus ainsi que de la reconversion des orpailleurs.
Présidant la cérémonie, le Haut-Commissaire de la province du Passoré, Daouda Sangaré, a salué un partenariat exemplaire entre l’État, la société minière, les collectivités territoriales et les populations locales. Pour lui, cette remise d’infrastructures traduit la volonté des autorités nationales de promouvoir un développement inclusif fondé sur une collaboration responsable entre tous les acteurs.

Il a félicité les populations de Bouboulou, Pelegtenga, Koala, Rawèma, Sabou, Ouedkiengho, Ragounda, Taonsgho, Gonsin et Sassa, les autorités coutumières et religieuses pour leur patience, leur sens du dialogue et leur engagement, qui ont largement contribué à la réussite du projet. Le représentant de l’État a également mis en avant les nombreux bénéfices attendus de ces nouvelles voies, notamment le désenclavement des localités, l’amélioration de la circulation des personnes et des marchandises, le renforcement de l’accès aux services sociaux de base ainsi que la dynamisation des activités économiques.
Saluant le respect des engagements de la SOPAMIB Bouboulou en matière de responsabilité sociétale, Daouda Sangaré a estimé que la réalisation de ces infrastructures avant la phase de production constitue un signal fort en faveur d’un partenariat durable avec les communautés riveraines. Il a encouragé la société à poursuivre ses investissements sociaux, notamment dans les domaines de l’emploi local, de l’éducation, de la santé et de l’accès à l’eau potable.

Avant de procéder à l’ouverture officielle des nouvelles voies à la circulation, le Haut-Commissaire a invité les bénéficiaires à assurer leur entretien afin que ces infrastructures continuent de servir les générations présentes et futures. Le Directeur général de la SOPAMIB Bouboulou SA, Yannick Clovis Sanou, a souligné que la mine privilégie les retombées économiques locales en faisant appel aux prestataires exclusivement issus des villages riverains. Il a également assuré qu’aucune population n’a été déguerpie, les habitants continuant d’exploiter les terres non encore occupées par les installations minières.

Concernant les infrastructures, il a expliqué que, face aux contraintes de délai, le projet de barrage de Sasa a été reporté au profit de deux retenues d’eau destinées aux besoins immédiats de la mine. Le barrage de Sasa, d’une capacité d’un million de mètres cubes, sera réalisé ultérieurement et bénéficiera à la fois aux activités minières et aux communautés locales, notamment pour le maraîchage et la pisciculture.
Enfin, le DG a indiqué que les travaux sur le site avancent rapidement et que l’objectif est de mettre la mine en exploitation dans les meilleurs délais.
À travers cet investissement de plus de 200 millions de FCFA dans 5,8 kilomètres de routes, la SOPAMIB Bouboulou pose ainsi les bases d’une coopération durable entre l’exploitation minière et le développement local, illustrant la volonté de faire de la richesse minière un véritable levier d’amélioration des conditions de vie des populations du Passoré.

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