An III du pouvoir au Niger : Le général Abdourahmane Tiani livre un réquisitoire sans concession contre Paris et Abidjan

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S’en prenant directement à Emmanuel Macron, le président nigérien impute à Paris le téléguidage des attaques contre l’AES.

Par la rédaction – Burkina Yawana

À l’occasion du troisième anniversaire de son accession au pouvoir, le chef de l’État nigérien, le général d’armée Abdourahmane Tiani, s’est adressé à la nation ce samedi 25 juillet 2026. Durant un entretien fleuve de deux heures accordé à la télévision nationale, le président nigérien a porté des accusations d’une gravité inédite contre la France et la Côte d’Ivoire, tout en appelant les peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES) à une résistance éclairée et durable.

« La France n’est l’amie de personne »

Sans détour, le général Tiani a violemment ciblé la politique française en Afrique de l’Ouest. Tranchant, le chef de l’État nigérien n’a pas mâché ses mots à l’endroit du président français : « La France n’est l’amie de personne. Emmanuel Macron est devenu fou », a-t-il lâché à l’antenne. Selon lui, Paris orchestre en sous-main la déstabilisation de la région en manipulant les groupes terroristes qui frappent l’espace AES pour préserver ses intérêts géopolitiques.

La motivation derrière cette ingérence ? La reprise en main par les peuples sahéliens de leurs propres richesses. « La France a perdu le lithium et l’or du Mali, l’or du Burkina Faso et l’uranium du Niger », a-t-il martelé, rappelant que la reconquête de la souveraineté économique et minière est au cœur du bras de fer avec l’ancienne puissance coloniale.

Accusations directes contre Abidjan : le cas du centre de Bingerville

Poursuivant ses révélations, le président Tiani a directement mis en cause les autorités ivoiriennes dans les déstabilisations régionales. Revenant sur les violentes attaques survenues au Mali, il a affirmé qu’un centre d’instruction basé près de Bingerville, en Côte d’Ivoire, avait servi de base arrière d’où du matériel lourd a été acheminé.

Pour masquer ces manœuvres, le pouvoir ivoirien aurait entretenu une psychose au sein de ses rangs : « On a dit aux soldats ivoiriens que le Burkina Faso allait les attaquer et on les a mis en alerte », a révélé le général, affirmant qu’Abidjan était parfaitement au fait de toutes les actions fomentées contre la stabilité du Burkina, du Mali et du Niger.

« Un combat de longue haleine pour rester libres »

Face à la persistance des menaces et à l’adversité extérieure, le général Abdourahmane Tiani a appelé les citoyens de l’espace AES à la lucidité et au travail acharné. Pour le chef de l’État, l’indépendance réelle exige un effort sacrificiel et continu.

« Le combat que nous menons est de longue haleine. L’adversité ne va pas s’estomper de sitôt », a-t-il prévenu, avant de lancer cet appel au sursaut : « Travaillons de façon acharnée, nous n’avons pas d’autre choix si nous voulons rester des hommes libres. Nous aurons la victoire au bout. »


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