« Je souhaite la réussite de l’AES », Claudy Siar

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Dans une interview accordée à Brut Afrique et publiée ce 2 août 2026, Claudy Siar, chargé de mission du président de la République béninoise à la culture, aux médias et à la visibilité du Bénin, s’est exprimé ouvertement sur la question de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers une déclaration empreinte de solidarité panafricaine, la figure culturelle et politique a tenu à clarifier sa position quant aux luttes menées par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Par la rédaction – Burkina Yawana

Bien qu’il rappelle ne pas être citoyen de ces trois pays, le chargé de mission de la Présidence béninoise insiste sur l’importance d’apporter un soutien moral à des initiatives portées dans des contextes complexes et dissymétriques. « Lorsqu’on parle de soutien à l’AES, il faut qu’on soit très clair », explique-t-il. « Je dis toujours que lorsque nous avons des femmes et des hommes qui entament des combats aussi durs, et on sait qu’il y a une inégalité dans les armes […] je souhaite toujours la réussite, je souhaite la réussite de l’AES. »

Un désir d’union partagé par les peuples

Pour appuyer son propos, Claudy Siar a évoqué un symbole fort survenu lors de l’investiture du président béninois Romuald Wadagni, le 24 mai dernier. La présence des délégations des pays de l’AES y avait suscité une vive ferveur populaire. « Que s’est-il passé au moment où on annonce que les représentants de ces pays sont là ? Il y a eu des applaudissements, des cris de joie », rappelle-t-il. Pour lui, cette réaction collective prouve que les aspirations à la réconciliation et à l’unité dépassent les frontières et les appartenances nationales : « Cela veut bien dire que dans l’esprit de chacune et de chacun, on ne veut pas l’échec, on veut de la réconciliation, on veut de l’union. »

La réussite collective comme horizon

Au-delà des divergences politiques ou stratégiques qui peuvent exister, l’acteur culturel et diplomatique place l’intérêt du continent et de ses peuples au-dessus des opinions individuelles. Il invite à une prise de conscience globale sur la portée des combats menés en Afrique de l’Ouest. « Je veux que lorsque des femmes et des hommes de notre continent entament des combats aussi difficiles, j’espère qu’ils réussissent, quelle que soit ma vision, quels que soient les points de divergence qu’il pourrait y avoir », conclut-il, martelant une conviction profonde : « Lorsque l’un d’entre nous échoue, c’est nous tous qui échouons. »


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