À Ouagadougou, la soirée du jeudi 30 juillet 2026 restera gravée dans la mémoire de 165 femmes. Après plusieurs mois de formation dans des métiers à fort potentiel, elles ont reçu leurs attestations au cours d’une cérémonie organisée par la Fondation Go Paga. Une étape décisive qui marque le début d’une nouvelle aventure placée sous le signe de l’autonomie, de la dignité et de l’entrepreneuriat.
Par André Yameogo (stagiaire) – Burkina Yawana
Placée sous la présidence du ministre de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels, le Pr Moumouni Zoungrana, et en présence du président-directeur général de Coris Holding, Idrissa Nassa, la cérémonie a mis en lumière les résultats concrets d’un programme destiné à offrir de nouvelles perspectives aux femmes en situation de vulnérabilité.
Depuis plus de deux ans, la Fondation Go Paga investit dans le renforcement des capacités des femmes, notamment celles issues des familles des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).

Grâce à des formations qualifiantes en couture, coiffure, pâtisserie et saponification, les bénéficiaires disposent désormais d’un véritable savoir-faire leur permettant d’envisager une insertion professionnelle durable.
Pour la fondatrice de l’institution, Fadima Kambou, cette remise d’attestations symbolise bien plus que l’aboutissement d’un parcours de formation : elle représente l’espoir d’une vie meilleure pour des femmes qui ont désormais les outils nécessaires pour bâtir leur avenir. « Lorsqu’une femme devient autonome, c’est toute une famille qui retrouve confiance et espoir », a-t-elle affirmé, rappelant que l’émancipation économique demeure l’une des clés du développement social.

Le programme a été réalisé avec le concours de partenaires engagés. La Fondation Coris a assuré la prise en charge de 100 bénéficiaires, tandis que la Fondation Mérieux a accompagné les 65 autres. Les formations se sont déroulées dans dix établissements agréés répartis entre Ouagadougou, Kaya, Koudougou et Fada N’Gourma, permettant aux participantes d’obtenir le Certificat de qualification professionnelle (CQP), un diplôme reconnu sur le marché de l’emploi.
Au-delà des compétences techniques, la Fondation Go Paga entend offrir de véritables opportunités d’insertion. C’est dans cette dynamique que des kits d’installation ont été remis aux bénéficiaires afin de faciliter le lancement de leurs activités génératrices de revenus.

Dans son intervention, le Pr Moumouni Zoungrana a salué une initiative qui vient renforcer les actions de l’État en matière de formation professionnelle et d’entrepreneuriat féminin. Il a félicité la Fondation Go Paga ainsi que l’ensemble de ses partenaires pour leur engagement. Le ministre a également encouragé les nouvelles diplômées à faire preuve de persévérance, de discipline et de courage afin de transformer les compétences acquises en véritables opportunités économiques.
Profitant de cette rencontre, il a remis aux bénéficiaires des exemplaires du Manifeste de la Révolution progressiste populaire. Selon lui, le développement durable passe avant tout par une transformation des mentalités, soutenue par l’éducation, la formation et l’engagement citoyen.
Au nom des 165 bénéficiaires, la déléguée de promotion, Diane Kantoro, a exprimé sa profonde reconnaissance aux autorités, aux partenaires et à la Fondation Go Paga.

Elle a souligné que cette formation, accompagnée d’attestations et d’équipements, constitue une véritable opportunité de bâtir un avenir digne, de créer des activités pérennes et de contribuer au développement du Burkina Faso. Elle a assuré que les bénéficiaires mettront leurs compétences au service de cette vision, tout en saluant le soutien des formateurs et des responsables des centres de formation.

En poursuivant ce programme, la Fondation Go Paga confirme sa volonté de multiplier les actions en faveur des femmes, des jeunes et des familles vulnérables, avec l’ambition de contribuer durablement au développement socio-économique du pays.

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