Niger : Une nuit de terreur à Niamey face à une nouvelle attaque d’envergure repoussée par les FDS

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La capitale nigérienne a été plongée dans la psychose au cours de la nuit de vendredi à samedi, selon des informations rapportées par le média en ligne ActuNiger. De fortes détonations et d’intenses échanges de tirs à l’arme lourde ont retenti dans plusieurs quartiers stratégiques de Niamey, avant d’être maîtrisés par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Par la rédaction – Burkina Yawana

C’est aux alentours de minuit que les habitants de Niamey ont été brutalement réveillés par le bruit assourdissant d’explosions et de coups de feu. La panique s’est rapidement emparée de la ville alors que les affrontements se propageaient dans plusieurs secteurs névralgiques, notamment la zone aéroportuaire, le quartier Bassora (qui abrite un camp d’instruction de la Garde nationale) et le quartier résidentiel du Plateau, siège du Palais présidentiel et des principales institutions du pays.

La zone aéroportuaire au cœur des combats

L’épicentre des affrontements s’est concentré autour de la zone de l’Aéroport international Diori Hamani. Les tirs y ont été particulièrement intenses et prolongés, se poursuivant par intermittence jusqu’au milieu de la nuit.

Cette zone hautement stratégique rassemble plusieurs infrastructures névralgiques, notamment la Base aérienne 101 de l’armée nigérienne, le QG de la Force unifiée de la Confédération des États du Sahel (AES), le cantonnement des partenaires russes d’Africa Corps ainsi que les éléments de la mission de soutien italienne (MISIN).

Reconstitution et réaction des FDS

Selon des sources sécuritaires non officielles relayées par ActuNiger, l’événement correspond à une nouvelle tentative d’attaque terroriste d’envergure. Déjà en état d’alerte, les FDS ont rapidement réagi en bouclant les périmètres touchés et en déployant un important dispositif de riposte. Les opérations de ratissage ont été engagées dès le calme revenu pour sécuriser la capitale et traquer d’éventuels assaillants en fuite.

Un climat d’inquiétude persistant

Cette attaque est la troisième du genre à cibler la capitale nigérienne cette année, après les assauts enregistrés en janvier et en juin derniers contre la même base aérienne. Bien que ces tentatives précédentes aient été revendiquées par l’État islamique au Grand Sahara (EIS) et que les autorités aient renforcé le dispositif sécuritaire autour des sites sensibles, cet événement ravive les inquiétudes des populations au petit matin.

En attendant un bilan et un communiqué officiel des autorités nigériennes, la situation demeure sous le contrôle étroit des forces armées dans l’ensemble de la ville.


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