Dans la dynamique de la quatrième année du MPSR II, la Société Nouvelle Compagnie Industrielle de Transformation et d’Exploitation des Cultures Oléagineuses (SN-CITEC) amorce sa métamorphose. À l’occasion de la traditionnelle montée des couleurs, la Direction générale a dressé un bilan chiffré et ambitieux de la nationalisation opérée en novembre 2025. Sous l’impulsion de l’État, le fleuron industriel burkinabè repasse au vert, porté par une envolée spectaculaire de ses indicateurs de performance et des investissements colossaux en cours.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Une résurrection industrielle chiffrée
Avant son retour dans le giron de l’État en novembre 2025, la SN-CITEC s’enfonçait dans une crise profonde, caractérisée par une sous-utilisation chronique de ses capacités de production, la vétusté de certains équipements, des tensions de trésorerie étouffantes et des insuffisances de gouvernance. L’intervention étatique a permis d’éviter l’affaiblissement durable de cet outil stratégique afin de préserver plus de 200 emplois permanents et 400 emplois occasionnels, tout en sécurisant la transformation locale des oléagineux.
Au premier semestre 2026, la rupture avec le passé est nette. En matière de continuité opérationnelle, l’huilerie a fonctionné pendant 156 jours, contre seulement 53 jours un an plus tôt à la même période. Sur le plan des volumes, 48 000 tonnes de graines ont été triturées pour produire environ 8 000 tonnes d’huile raffinée, soit près de 8,4 millions de litres. Cette reprise en main s’accompagne d’une explosion du chiffre d’affaires, qui s’établit à 14,229 milliards de F CFA au premier semestre 2026, affichant une hausse spectaculaire de 130 % par rapport à la même période en 2025. Cette performance semestrielle dépasse à elle seule le chiffre d’affaires annuel d’avant la nationalisation, qui tournait autour de 11 milliards de F CFA. Enfin, la rigueur financière instaurée par la réorganisation de la gestion et les optimisations techniques a généré près de 300 millions de F CFA d’économies.
25 milliards de F CFA pour moderniser et diversifier
Pour pérenniser cette dynamique et assurer la souveraineté alimentaire, l’entreprise lance quatre projets structurants mobilisant un montant global de près de 25 milliards de F CFA. Ces investissements majeurs portent sur la modernisation de la savonnerie – soutenue par un prêt de 14 milliards de F CFA accordé par l’État via le Ministère de l’Économie et des Finances -, la production industrielle de beurre de karité et d’huile d’arachide, le renforcement des capacités de conditionnement des huiles, ainsi que la relance stratégique de la pâte d’arachide.
Comme l’a rappelé Adama Mien au nom de la Direction Commerciale et Marketing, cette offensive repose sur la diversification, la conquête de nouveaux marchés et la fidélisation de la clientèle, résumée par un mot d’ordre clair : « Produire localement, transformer localement et consommer localement ».
Redressement rigoureux et fermeté managériale
Malgré ces résultats probants, la Direction générale entend maintenir une discipline de fer. Évoquant des manquements graves commis par une minorité de collaborateurs – susceptibles de compromettre l’effort collectif et les acquis enregistrés -, le management a affirmé que ces dérives feront l’objet d’un traitement rigoureux dans le strict respect des procédures applicables. Ce rappel à l’ordre ferme vise à préserver les intérêts fondamentaux de la société, tout en saluant le patriotisme et l’engagement de la grande majorité des travailleurs qui contribuent quotidiennement à remettre l’entreprise sur la voie de la performance.

À propos du Directeur Général : Nomandé Prosper Kola
Nommé à la tête de la SN-CITEC pour piloter le redressement historique de l’entreprise après sa nationalisation en novembre 2025, Nomandé Prosper Kola incarne la vision managériale et patriotique prônée sous l’ère du MPSR II. Gestionnaire rigoureux et homme de terrain, il applique une ligne axée sur la souveraineté économique, la transparence financière et la restauration de la discipline industrielle. Sa gouvernance se caractérise par une fermeté inébranlable face aux dérives internes, combinée à une valorisation constante de la majorité des travailleurs engagés. En portant des réformes ambitieuses et en négociant l’appui financier stratégique de l’État, il positionne la SN-CITEC comme un pôle de développement incontournable au service de la nation burkinabè.
À propos de la SN-CITEC
La Société Nouvelle Compagnie Industrielle de Transformation et d’Exploitation des Cultures Oléagineuses (SN-CITEC) est le pilier historique de l’industrie agroalimentaire et des oléagineux au Burkina Faso. Basée à Bobo-Dioulasso, l’entreprise est spécialisée dans la trituration des graines de coton et d’arachide, le raffinage d’huile alimentaire enrichie en vitamine A, la fabrication de savon et le traitement des sous-produits pour l’alimentation animale.
Renationalisée par l’État burkinabè en novembre 2025 pour pallier une crise de gestion privative, elle constitue aujourd’hui un instrument central de la souveraineté alimentaire, industrielle et économique du pays, soutenant directement le monde agricole burkinabè et créant des centaines d’emplois directs et indirects.

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