Le Gouvernement burkinabè et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) entendent donner un nouveau souffle à leur collaboration. Réunis lors d’une séance de travail le 16 septembre 2026 à Ouagadougou, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer un partenariat désormais axé sur l’autonomisation et l’alignement strict sur les priorités nationales.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Une vision souveraine : passer de l’urgence à l’autonomie
Sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso réaffirme sa vocation de terre d’hospitalité tout en impulsant un changement de paradigme fondamental dans la gestion des crises humanitaires. Il ne s’agit plus de maintenir les personnes vulnérables dans une dépendance d’urgence, mais de viser leur souveraineté économique et sociale.

C’est le message fort porté auprès du Haut-Commissaire du HCR, le Dr Barham Salih, par une délégation gouvernementale de haut niveau conduite par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, aux côtés de ses homologues Émile Zerbo (Administration territoriale), le Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré (Solidarité nationale) et Stella Eldine Kabré/Kaboré (Affaires étrangères).

Un bilan concret : plus de 1,4 million de retours enregistrés
Face à la délégation de l’ONU, les autorités burkinabè ont présenté des résultats tangibles. Grâce aux efforts constants de sécurisation du territoire et aux programmes de réinstallation, plus de 1,4 million de personnes déplacées internes (PDI) ont déjà regagné leurs localités d’origine.
Ce dynamisme a été salué par le Dr Barham Salih. Saluant l’engagement du Gouvernement dans la prise en charge des réfugiés, des personnes déplacées et la lutte contre l’apatridie, le patron du HCR a souligné toute l’importance de son immersion sur le terrain. Une démarche indispensable pour appréhender les réalités locales bien au-delà des simples rapports administratifs.
Un partenariat réaligné sur les priorités nationales
Au terme des échanges, le Burkina Faso et l’agence onusienne sont convenus de renforcer leur coopération. Cependant, le mot d’ordre demeure clair : les interventions du HCR devront s’aligner étroitement sur la vision et les solutions définies par l’État burkinabè.
Rappelons que la gouvernance de la gestion des réfugiés au Burkina Faso est structurée au plus haut niveau de l’État : la Commission nationale pour les réfugiés (CONAREF) est présidée par le ministre des Affaires étrangères, secondé par la ministre en charge de la Solidarité (1ʳᵉ vice-présidente) et le ministre en charge de la Justice (2ᵉ vice-président).
En réaffirmant sa disponibilité à maintenir une collaboration constructive avec le HCR, le Gouvernement trace une ligne claire : protéger dignement les populations vulnérables tout en leur donnant les moyens de bâtir leur propre avenir.

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