L’État du Niger a franchi une étape décisive ce mercredi 23 septembre 2026 en signant une nouvelle convention d’exploitation pour le gisement d’uranium de Madaouela avec la société Atomic Eagle. Cet accord formalise l’entrée en activité de la Madaouela Mining Company (MAMICO) et concrétise une revalorisation majeure des retombées nationales du projet.
Une révision nette des conditions financières et sociales
Aux termes de cette nouvelle entente, la part des actions détenues par l’État du Niger au sein du projet Madaouela passe de 10 % à 40 %. La compagnie partenaire Atomic Eagle conserve quant à elle 60 % des parts ainsi que la conduite des opérations sur le terrain.
En plus d’un droit d’entrée et d’une redevance fixés à 10 millions de dollars, soit environ 5,73 milliards de francs CFA, l’accord prévoit la création d’environ 1 000 emplois directs et indirects pour la population locale.
Fin du contentieux avec GoviEx et éviction des groupes français
Ce nouveau cadre fait suite au retrait, opéré en juillet 2024, du permis de recherche et d’exploitation précédemment attribué à l’entreprise canadienne GoviEx, sanctionnée pour n’avoir pas démarré les travaux d’extraction dans les délais impartis. Les poursuites engagées par GoviEx devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) doivent être définitivement abandonnées dans un délai de sept jours.

La conclusion de ce partenariat confirme également l’éviction définitive des acteurs industriels français de cette zone stratégique. Le groupe Orano, actif depuis plusieurs décennies dans le nord nigérien, se trouve écarté au profit de nouvelles alliances internationales et d’une souveraineté renforcée de l’État sur ses ressources minières.

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