Au cœur de la dynamique de transformation profonde initiée au Burkina Faso, le Ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières, sous la direction du ministre Yacouba Zabré Gouba, franchit des étapes décisives. Portées par les réformes majeures de la Révolution progressiste populaire – notamment le nouveau Code minier (Loi n°016-2024/ALT du 18 juillet 2024) et la législation renforcée sur le contenu local -, les actions publiques visent une autonomie stratégique durable et l’amélioration directe du bien-être des populations.
Par la Rédaction – Burkina Yawana
I. Énergie Électrique : L’envol vers l’indépendance énergétique
Face aux défis stratégiques, l’État déploie des projets d’urgence visant la réalisation de centrales thermiques dans l’ensemble des chefs-lieux de régions pour garantir l’accès universel à l’électricité.
1. Une accélération massive des capacités de production
En 2023, le pays a enregistré la mise en service de 92 MWc de solaire photovoltaïque cumulés à travers les centrales de Kodeni (38 MWc), Pâ (30 MWc) et Zano (24 MWc).
En 2024, les injecteurs solaires ont été renforcés avec l’opérationnalisation de Gonsin (42 MWc), Zina (26,8 MWc) et Gaoua (1 MWc).
L’année 2025 a vu le lancement de la centrale solaire de Dori (6 MWc) ainsi que la réhabilitation ciblée des groupes thermiques de la SONABEL, ayant permis d’exhumer et de récupérer au moins 100 MW de puissance.
S’agissant du bilan 2026, au premier semestre, la production nationale d’électricité atteint 1 027,4 GWh, dont 239,3 GWh issus de sources renouvelables. Dès septembre 2026, la mise en service de nouvelles capacités ajoute 126,4 MW de thermique (Pabré 50 MW, Bobo 2 : 26,4 MW, Koudougou 25 MW, Kaya 25 MW) et 24 MWc de solaire (dont Zagtouli 2 à hauteur de 17 MWc). Enfin, deux projets structurants sont en phase de finalisation d’ici la fin de l’année : la centrale thermique de Komsilga (50 MW) et la centrale solaire de Donsin (27 MWc assortis de 27,5 MWh de stockage).
2. Infrastructures, électrification et impact social
Au titre du bilan 2025, le secteur enregistre 140 011 nouveaux abonnés raccordés, 112 nouvelles localités rurales électrifiées pour un cumul de 1 444 localités, 4 824 km de lignes de distribution et 1 812 km de lignes haute tension construites, ainsi que 5 762 kits scolaires distribués aux élèves PDI relocalisés. Au 31 août 2026, les réalisations font état de 88 105 nouveaux abonnés raccordés, 33 nouvelles localités électrifiées et 200 lampadaires installés.
En termes d’impact cumulé et de réformes, on compte plus d’1,3 million de ménages électrifiés au total, plus de 10 000 foyers d’éclairage public déployés ou réhabilités, le lancement du chantier d’électrification de 115 localités rurales par raccordement, ainsi que plus de 5 000 lampadaires solaires au profit des personnes déplacées internes (PDI).
Sur le plan de la modernisation institutionnelle, il convient de souligner la création de l’Agence FASO VÊENEM (issue de la fusion de l’ANEREE et de l’ABER) dans un souci de rationalisation, la révision du cadre législatif de l’énergie, et la mise en ligne du E-Guichet à la SONABEL appuyé par un centre d’appels national.
II. Mines et Carrières : Captation des richesses et maîtrise de la chaîne de valeur
Le secteur minier et extractif confirme sa position de pilier des finances publiques et de levier de la souveraineté nationale.
1. Une dynamique aurifère inédite
Après une production record de 90,804 tonnes d’or fin produites en 2025, le cap est maintenu en 2026. Au premier trimestre 2026, la production globale atteint 62,1072 tonnes, dont 32,61664 tonnes issues des 14 mines industrielles en activité.
S’agissant de l’exploitation artisanale au 31 août 2026, la structuration progressive s’illustre par 12 coopératives d’artisans miniers créées, 17 coopératives encadrées, 04 couloirs d’exploitation artisanale définis et 07 actifs miniers de l’État opérationnalisés.
2. Retombées financières, contenu local et effort de paix
Concernant les recettes publiques, de 2022 à 2025, le secteur a généré 2 485,71 milliards FCFA de recettes cumulées, dont 801,656 milliards FCFA de recettes directes pour la seule année 2025. Pour le premier semestre 2026, les recettes dépassent déjà les 640 milliards FCFA, avec 478,7811 milliards FCFA de recettes directes versées au budget de l’État.
Pour le Fonds minier de développement, 299,8 milliards FCFA ont été collectés et répartis, dont 159,859 milliards FCFA alloués au Fonds de Soutien Patriotique (FSP) pour financer l’effort de défense. Pour l’année 2025, la collecte s’est élevée à 85,721 milliards FCFA, et à 67,7527 milliards FCFA au premier semestre 2026.
En matière d’emplois et de contenu local, les mines industrielles ont généré 21 607 emplois directs en 2025. Les achats locaux de biens et services par les sociétés minières et leurs sous-traitants ont atteint 959,9847 milliards FCFA en 2025, représentant 64 % de leurs approvisionnements globaux.
3. Acteurs stratégiques et souveraineté minérale
L’État réaffirme sa maîtrise du secteur à travers l’opérationnalisation de la SOPAMIB (Société de Participation Minière du Burkina) et la reprise ou relance d’actifs stratégiques comme la mine de Boungou.
Elle s’appuie également sur le renforcement de la SONASP (Société Nationale des Substances Précieuses), qui a collecté 58,04 tonnes d’or brut, dont 42 tonnes issues de l’artisanat minier.
Ce dispositif est complété par la construction d’unités locales de transformation, notamment l’unité GOLDEN HAND pour la valorisation des ressources et la raffinerie nationale RAFFINOR-BF, ainsi que par la digitalisation intégrale du secteur via eMc+ pour le cadastre minier, localdata pour le contenu local, alertbnaf et sibnaf pour la lutte contre la fraude, et Sèbèndisira pour le traitement des agréments.

4. Secteur des carrières : Un moteur pour le développement
Sous l’impulsion de la loi n°016-2024/ALT et d’une direction dédiée à la réhabilitation des sites créée en 2023, le secteur comptabilise 40 carrières industrielles en production en 2025. On enregistre plus de 2 000 000 m³ de substances extractives produites et 1 170 emplois directs créés dans ce secteur au cours de l’année 2025.
Conclusion
De l’électrification rurale à la transformation sur place de nos ressources minières, les résultats affichés témoignent d’une rupture stratégique. Le département dirigé par le ministre Yacouba Zabré Gouba pose les jalons d’un Burkina Faso souverain, résilient et industrialisé, où la richesse du sous-sol et de l’énergie sert directement les intérêts du peuple burkinabè.

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